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Poly fièrement représentée à Toronto

Nous étions quatorze polytechnicien(ne)s enthousiastes de partir en train vers Toronto pour le grand rassemblement annuel d’Ingénieurs Sans Frontières Canada, la Conférence nationale, qui s’est tenue du 4 au 8 février 2004. Nous nous sommes présentés en ce jeudi matin, en plein centre-ville, à la salle Innis Town Hall, lieu de la conférence nationale dite la plus écologiquement durable du Canada. En apercevant les quelque 350 étudiants et professionnels du génie provenant des quatre coins du pays, nous avons deviné que cette conférence serait des plus enrichissantes en termes de coopération, d’éducation et d’inspiration sur le développement humain.

Après quelques mots des organisateurs lors de l’ouverture officielle, Mme Sakiko Fukuda-Parr, la directrice des Nations-Unies du rapport mondial sur le développement humain, nous submergea de vérités au sujet de la situation actuelle et vulgarisa talentueusement les concepts entourant les indicateurs de développement. C’est en effet sur la thématique des objectifs du millénaire pour le développement élaborés par l’ONU que s’est basée la conférence. Et c’est pourquoi l’un des piliers majeurs de la plupart des discours des leaders internationaux, tels que M. Dato Lee Yee-Cheong, président de World Federation of Engineering Organizations et co-président de Millenium Project Task Force on Science, Technology and Innovation, Jacques Gérin, président de Board of the International Institute for Sustainable Development (IISD) et Frannie A. Léautier, vice-présidente de la Banque Mondiale, prônait le rôle de l’ingénieur dans la concrétisation de cette vision mondiale d’ici 2015.*

Il n’est pas à négliger qu’entre les nombreux discours magistraux et spécifiquement techniques portant principalement sur l’eau, l’agriculture et le support en technologie de l’information (TI), d’autres personnalités de renom tel que le romancier et essayiste Son Excellence John Ralston Saul et la directrice exécutive d’Oxfam Canada et ont su apporté une approche plutôt axée sur un point de vue social et politique du développement international (DI). Durant la dernière journée de la conférence, nous avons pu apprécier les présentations de la majorité des volontaires outre-mer 2003 d’ISF Canada et participer à de nombreux ateliers visant à accentuer notre potentiel personnel selon nos intérêts et notre rôle au sein d’ISF Canada.

Le point culminant de ce séjour à Toronto provient toutefois de l’allocution de Stephen Lewis, envoyé spécial VIH/SIDA de l’ONU en Afrique, qui a clôturé la conférence d’un émouvant et inspirant discours sur l’importance de se mobiliser, laissant ébahis tous ceux présents pendant plus d’une heure. Et c’est aussi avec une éminente détermination que le co-fondateur d’ISF Canada, Parker Mitchell, affirma son intention d’élever le Canada à la position de leader mondial dans le domaine du développement international grâce aux efforts de chaque canadien et aux membres de son organisation. Ainsi, en tant que futurs ingénieurs et unique chapitre francophone de l’organisation d’ISF Canada, nous nous sommes donné comme objectifs de rayonner au niveau national et affirmer notre volonté de participer vivement à ce mouvement émergent au sein de la communauté civile et scientifique. Dans tout les cas, une chose est sûre pour l’instant, c’est que tout le monde à la conférence connaît l’École Polytechnique !

*Pour plus d’informations au sujet des objectifs du millénaire pour le développement, visitez le site officiel du programme des Nations Unies pour le développement.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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