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Decelles

La directrice en chef, Véro, qui vous aime tous, m’a appelé hier. « -Damien, tu n’es qu’un sale mauvais. Fonce à Decelles. Tu dois me faire l’article le plus crissement parfait de ta série de marde sur les problèmes qui règnent à Decelles. Reviens tout de suite avec ton torchon, tu devrais déjà te traîner à mes pieds pour nettoyer le sol avec. » Je n’en revenais pas. Des problèmes à Decelles ? Les étudiants râlent pour qu’on leur ouvre l’école 24H/24 et 7jours/7 ? Quand je pense que moi, je râlais pour que nous n’ayons que 35H de cours. Ils sont fous ces Québécois… Ce n’est pas un problème, c’est une bénédiction. Imaginez, j’y passe déjà mes fins de semaine et mes soirées, je ne veux pas y passer en plus mes nuits.

Certains disent que le choix des horaires limités n’est pas seulement budgétaire, pas seulement pour ne pas gaspiller les sous de la communauté en gardes à surveiller quelques fous. Tant pis pour eux s’ils ont pris des génies où il faut en plus travailler… Certains penseraient que cela est aussi fait à des fins politiques, que cela est fait pour pousser tous les étudiants à remonter vers Poly le soir, ceci afin de garder une seule communauté, que même ceux-d’en-bas s’intègrent. Seulement c’est un choix absurde : il y a deux problèmes principaux.

Premièrement, nous sommes déjà intégrés à la vie étudiante à notre façon : je lis parfois l’Intérêt, le Polyscope (quand il est dispo dans les bacs de Decelles), l’HEClair, … Deuxièmement, on voudrait nous faire travailler un peu plus à Poly. Avec quels outils ? Où puis-je continuer à pluguer mon circuit de Logique II ? Où puis-je programmer en java puisque Forte™ n’est pas jugé comme étant à la hauteur dans Poly ? Et je ne parle que de mes cours. Imaginez que chaque étudiant obtienne les outils nécessaires pour travailler à Poly. Quel bazar cela demanderait…

Sans compter qu’en bas, nous avons des comptes qui gardent en mémoire les configurations. Plus besoin, à chaque démarrage, de retourner dans les propriétés du menu démarrer pour avoir l’heure affichée ou de trifouiller les propriétés d’affichage pour voir extensions connues et fichiers cachés. Bref, plus besoin de jouer à chaque fois dans la partie système pour avoir un ordinateur fonctionnel.

Les étudiants veulent élargir les horaires d’ouverture pour pouvoir finir leur travail dans les temps ? Et bien, simplifiez le problème en leur diminuant leur temps de travail. Tout ce qui compte, c’est que la somme des temps nécessaires à l’ensemble des labs d’un élève donné soit inférieure à celui où il peut accéder à son lieu de travail.

Reste le problème des loisirs. Certes, pour participer aux comités, il nous faut monter mais, au fond, est-ce encore une fois un véritable problème ? Nous avons des cours, une blonde, des chums, des activités sportives (CEPSUM, labos, blonde, …). Nous reste-t-il donc encore du temps pour nous abaisser à nous impliquer dans des activités qui, soit sont vouées à l’échec, soit marcherons tout aussi bien sans nous ? Au pire, installons des comités à Decelles ou faisons des comités communs avec HEC : je ne vois vraiment pas le problème. Certains ont vraiment les yeux bloqués sur leur nombril.

En plus, il y a environ 20 minutes à pieds pour monter (maudits escaliers) de Decelles à Poly. Alors, laissez-nous vivre dans notre école et restez dans la vôtre. Ne parlons donc plus de Polytechnique Montréal mais de P.M. Sud et de P.M. Nord. Ou bien de P.M. Haut et de P.M Bas. Ou bien encore de P.M. Supérieur et de P.M. Inférieur puisque nous autres, qui n’avons pas la chance de suivre tous nos cours à Poly, sommes défavorisés.

Je voudrais maintenant aborder un sujet plus intéressant que ces enfantillages d’étudiants en pleine crise identitaire. La Littérature. Avec un grand « L ». Seulement, comme je serai certainement censuré pour cause de (dés)intérêt général, je ne donnerai qu’une définition, celle du sophisme. Sophisme n.m : argument, raisonnement faux malgré une apparence de vérité.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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