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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Rentrée

La rentrée universitaire commence précocement pour un groupe de jeunes nouveaux qui débarquent à Poly un peu comme le faisaient les Espagnoles sur les terres d’Amérique en 1492. Guidée par de preux Colombiens du Pinep, cette dernière cuvée cégepienne demeure encore étonnée, voire émerveillée par l’esprit de corps qui règne au sein de cette institution. Le regard admiratifs, ils contemplent les murs verts, jaunes, bleus et maintenant rouges aussi, d’une école qui sera leur durant 4 ans et plus, avec possibilité d’extension de contrat sans préavis.

Polytechnique, qu’est-ce ? se disent-ils peut-être. Sauf ceux, précautionneux et soucieux de leur environnement, qui ont pris le temps de lire l’histoire de l’École Polytechnique d’Armand Ross, ou encore l’histoire comparée Mc Gill vs Poly de Paul Tourigny (les ouvrages sont encore disponible à la bibliothèque pour les indécis). Il n’y a pas de réponse qui tienne en une ligne, et ma foi, je dois avouer que moi-même, m’étant souvent posé la question, n’ai pu parvenir à une conclusion finale. Dire simplement que Poly est une école de génie serait quelque peu simpliste. L’École possède effectivement cette particularité d’être une institution d’enseignement universitaire francophone, dans un continent largement dominé par la langue anglaise. Néanmoins, Poly n’est pas en reste dans un environnement académique touché par une concurrence endémique, et se classe parmi les premières facultés de génie au Canada : on parle même du second rang, juste après l’Université de Toronto. D’ailleurs le seul fait de parler de faculté de génie dans les autres universités (et non pas d’école affiliée, comme c’est notre cas), montre une des grandes différences qui distinguent Poly du reste de ses semblables. Il y a tant à dire à ce sujte, et nous y reviendrons certainement. Un autre question qui est de taille, et que tout un chacun se pose durant son entrée, sa formation, sa diplomation et sa carrière : un ingénieur, qu’est-ce que c’est exactement ?

Ah ! celle-là alors, elle est dure. Venu d’Europe, je m’étonnai en entrant à Poly de constater qu’il existait un Ordre des Ingénieurs, que la profession n’était accessible qu’à un cercle de privilégiés qui signent en terminant leur nom par ing. ! et qu’un diplôme d’ingénieur ne permettait pas à son détenteur de se prévaloir du titre, à moins d’être membre de l’ordre et de faire ses preuves ! Or je ne voyais pas l’intérêt de ne permettre qu’au seul ingénieur de poser l’acte professionnel lié à l’ingénierie, sauf dans des domaines où c’est évident : génie civil, mines… Mais la question de l’identité professionnelle en est une, personnelle, qu’il vous revient d’élucider : vous avez quatre ans et plus pour ce faire.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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