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Saturday Night Fever

Bon, a priori, Saturday Night Fever, on a de quoi se méfier. L’ambiance des années 70, les cols plus larges que les épaules, les chemises argentées, et en plus la voix suraiguë des Bee Gees… très peu pour vous ?

J’aurais sans doute été dans le même état d’esprit, si je n’avais pas eu vent de cette comédie musicale lorsqu’elle fit sa première à Londres en 1998. Avec une nouvelle orchestration, bien plus moderne, des tonalités et des chansons réajustées, on sort tout de suite des mauvais stéréotypes, tout en gardant une grande partie de la partition originale. C’est parce que je savais déjà un peu la qualité musicale du spectacle que j’étais impatient que le rideau ne dévoile la scène.

Et effectivement, ce fut un spectacle très efficace. La comédie musicale fait ici une très large place à la danse, dans des chorégraphies de groupe très synchronisées. L’histoire est très empreinte des scénarios de ces années là, mais les solos de chants lui rendent le côté touchant que les années ont affecté, surtout If I can’t have you, ou Immortality, qui prennent un sens nouveau à la vue du spectacle. Pour le reste, la troupe communique clairement une envie de danser à toute la salle, non masquée le soir de la première lors des rappels ou le public ne s’est pas fait prier pour pointer le doigt en l’air !

Mais il faut aussi être critique, parce qu’à ce niveau là, quand on s’attaque à une légende de la comédie musicale, les faux pas sont interdits… L’orchestre qui jouait la musique live n’a pas fait de fausse note, par exemple, mais il manquait de puissance et d’envolée, surtout sur le premier Night Fever. Il n’y avait pas cette magie que l’album studio fait ressortir. Très peu de choses à reprocher réellement en fait, un petit micro qui sature à un moment, quelques signes de tête des danseurs pour les portés qui se remarquaient, il ne faut pas non plus que cela vire à la pranoïa.

Finalement, un spectacle dont le plus gros défaut est d’être trop court, tellement on se prend aux danses et aux spectacle. À leur prochain passage à Montréal, à voir absolument un mardi soir avant d’aller au Café Campus pour la soirée 70s. Burn, baby, Burn !




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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