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Les Carabins écrasés

Dimanche dernier, par une journée à passer devant la télé, nous nous sommes déplacés dans le merveilleux village de Québec pour assister à la dernière partie des Carabins de la saison régulière. Nous savions tous que ce ne serait pas un match facile pour les Bleus. Bien qu’avant la rencontre, les deux équipes présentaient une fiche identique de six victoires et d’aucune défaite, ce n’était pas deux équipes égales qui allaient s’affronter. L’entraîneur-chef Jacques Dussault l’avait bien dit avant la rencontre, ses troupes allaient seulement tenter de stopper une partie de l’hémoragie.

Nous sommes arrivés au village près de deux heures avant la partie. Bien que la température était affreuse, il mouillait des clous et nous n’étions qu’à un ou deux degrés d’avoir de la neige, plusieurs centaines de partisans s’étaient massés aux alentours du stade pour le traditionnel tailgate précédant le match. Bière, drinks et hot dogs étaient à l’honneur. Malheureusement, nous n’avons pas pu y participer parce que nous n’étions pas membre d’un quelconque club ou groupe. Ou était-ce simplement parce que nous avions trop l’air montréalais et que les gens de la place ne voulaient pas de nous… snif snif. Heureusement, un arrêt au McDo et à la SAQ locale régla notre problème et nous permis même de rentrer sur le site avec notre boisson camouflée dans un joli verre McDo.

On voyait donc, bien avant le match, l’ambiance qui règne à Québec autour de leur équipe de football. Alors qu’à Montréal, nous avons trois équipes de foot universitaire, une autre de la LCF, une équipe en sursis au baseball majeur et une belle bande de joueurs moyens tentant de jouer la trappe dans la LNH, Québec tout entier est derrière son équipe… qui plus est est une équipe gagnante d’années en années.

Le match commence très mal pour les Carabins dont la défensive est enfoncée à maintes reprises au premier quart. Je vous épargnerai le reste de la partie qui a été a sens unique d’un bout à l’autre. Les Carabins étant dominés dans tous les aspects du jeu par la puissante machine rouge et or. Dans notre coin de la gallerie de presse, le match a été long. Par contre, plus de 12 000 spectateurs ayant bravé le mauvais temps ont grandement apprécier de voir leurs favoris écraser de la sorte l’équipe de Montréal. Et à entendre les fans dans les gradins, ils attendaient cet événement depuis longtemps… un relent de l’animosité Canadien-Nordique des années ’80.

Suite à cette défaite sans équivoque, les Carabins terminent troisième de la division du Québec et affronteront les Stingers au stade de Concordia samedi prochain, alors que McGill rendra visite à Laval dans l’autre demie-finale. Les gagnants de ces deux matchs s’affronteront ensuite une semaine plus tard.

Malgré cette défaite, les Carabins nous ont réserver une très belle saison surprenante, alignant six victoires en huit matchs. De plus, l’équipe étant composée presque exclusivement de joueurs de première et deuxième année, les deux prochaines années sont très prometeuses. Le quart Simon Lemieux aquérera encore plus de maturité d’ici un ou deux ans, alors que Maxime Gagnier, nommé à deux reprises joueur défensif de la semaine cette saison est un de plus grands espoirs de la ligue.

Mais ce n’est toujours pas fini cette saison. Sans parier ma chemise sur les chances des Bleus samedi, cette équipe talentueuse pourrait encore nous réserver des surprises.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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