Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Strapontin piégié

Avant de vous asseoir sur le strapontin d’un cinéma, vérifiez qu’une aiguille ne guette pas vos fesses. Elles pourraient être infectée !

Je reçois la nouvelle ce matin. Faîtes attention, y dit-on, des personnes s’amusent ( ?) à poser des pièges dans les cinémas et autres lieux publics en causant des piqûres d’aiguilles infectées. Un message suit la piqûre : vous venez d’être atteint du VIH.

Selon le même message, ces aiguilles se retrouvent également dans les retours de monnaie des distributeurs de boissons fraîches. Il suffirait de mettre la main dans l’exiguë fente et d’être pîqué.

Un peu plus loin, le message apprend que le « Centre de Contrôle des Maladies » a rapporté plusieurs autres événements similaires dans plusieurs villes récemment. De plus, toutes les aiguilles testées seraient positives VIH.

Je me pose deux questions :

  • 1. C’est-tu vrai ?
  • 2.On vit-tu pas une satanée époque ?

On ne discutera pas la pertinence de mes questionnements. Il s’agit simplement de mes réactions spontanées.

Le premier questionnement est, me semble, assez naturel. Quand on reçoit un e-mail le matin où on vous apprend que vous risquez de choper le sida simplement en vous asseyant sur une chaise de cinéma, vous vous demandez si c’est vrai.

La seconde question est cruciale est reste indépendante de la véracité du message. La réponse est bien entendu implicite dans la question. La poser c’est la justifier. Oui, c’est une époque rare que celle que l’on vit : une technologie aussi innocente que l’Internet a permis en très peu de temps l’éclosion d’un certain nombre d’habitudes, de réflexes et de tares inexpliquables.

Vous avez certainement été averti de l’existence d’un virus sur votre disque dur que les anti-virus ne détectent pas et que l’on peut retrouver en effectuant une recherche sur windows. Une icône facilement reconnaissable : un petit ourson. C’était juste un petit programme inoffensif inclus avec Windows 98. Aussi faut que le mail si terrifiant de ce matin sur les aiguilles infectées. Notre recherchiste (à qui je dois une bière) nous apprenait même que cet e-mail est la traduction mot-à-mot de l’anglais d’un ancien e-mail où la ville originale a été remplacée par Montréal.

A se demander qui s’amuse ( ?) à semer des e-mail de même !

Mots-clés : Colonne (8)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

Dans la même catégorie

Le retour de la Z

13 septembre 2002

Sauvée de la faillite par Renault, Nissan vit de durs moments de transition (compression et rationalisation). Assez rapidement, la firme française se rendit compte qu'elle se devait de donner du caractère aux produites nippons si elle voulait rendre son acquisition rentable. C'est alors que nous avons assisté à deux dévoilements coup sur coup de modèles possédant ce qui manquait horriblement chez Nissan : du tempérament. L'année dernière, la nouvelle Altima fut mise sur le...

Le peuple québécois et la race canine

11 octobre 2002

Mon titre vous fait sursauter ? C'est que la relation entre le québécois moyen et la race canine est compliquée au possible en ces temps préélectoraux. Essayons d'y voir plus clair... Mario Dumont. Tout le monde en parle (même moi !). On s'entend pour dire que le programme de son parti fait passablement pitié dans le fin détail des choses, bien qu'il comporte quelques bonnes intentions. De plus, il émane de ce personnage politique...

En attendant Godot

4 octobre 2002

Un homme a écrit en 1949 une pièce du vingtième siècle des plus mythiques : En attendant Godot. Cet auteur est ni plus ni moins Samuel Beckett. Ce génie créateur s'efforça de présenter dans ses écrits l'absurdité de la condition humaine. Avec la Grande Dépression et la Deuxième Guerre mondiale, l'Europe était en profond changement de même que les valeurs véhiculées. Les personnages de Samuel Beckett dans En attendant Godot sont des clochards qui...