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Festival international nouveau cinéma

Le Festival Nouveaux Cinémas Nouveaux Medias s’est déroulé pendant la semaine de relâche et j’ai eu l’occasion d’y assister fréquemment. Je ne peux pas dire qu’il ait changé ma vie, mais au moins ma routine de « Je me lève, je m’assieds devant mon ordi, je me couche » a été modifiée. J’ai vu et observé de nombreux phénomènes tous différents les uns des autres lors de ce festival, et je vais essayer de vous transmettre le résumé du mieux que je le peux. Je vais commencer cette semaine par les films et les documentaires qui vont sortir prochainement (ou sont déjà à l’affiche) plus un petit bonus.

The Weather Underground

The Weather Underground est un documentaire qui retrace l’histoire de ce groupe de militants qui commit plusieurs actes terroristes envers des institutions américaines dans les années 70. Mécontents de l’attitude des États-Unis envers le Vietnam et les Noirs, les membres du Underground décidèrent d’agir dans le secret et de « Bring the War Home » ; prenant exemple sur les révoltes qui se déroulaient un peu partout dans le monde.

Ces différentes actions leur ont valu de se retrouver sur la liste des « FBI most wanted ». 30 ans après, les reporters ont demandé aux principaux protagonistes du groupe de confier à la caméra leur histoire et leur idéologie, et ont aussi recueilli les témoignages des policiers du F.B.I. qui les traquaient dans le temps. Je me suis posée à ce moment la question suivante : « Comment se fait-il que les reporters aient réussi à retrouver leur trace, les actes terroristes étant passibles de prison à vie ? » C’est une réponse que je ne peux pas vous donner, car elle fait aussi la beauté du film.

Avant toute chose, The Weather Underground est un documentaire qui retrace parfaitement le climat social et politique de la fin des années 60 et du début des années 70. Black Panthers, Guerre du Vietnam, état du monde en général, répression du gouvernement, tout y est introduit. C’est un documentaire qui divise bien le temps entre paroles et images et où les témoignages sont sincères et sans longueur. Selon moi, il remplit parfaitement son devoir de documentaire. À voir. Au Cinéma du Parc, du 24 octobre au 6 novembre.

Kitchen Stories

À la fin des années 40, des scientifiques suédois sont envoyés en Norvège afin d’étudier le comportement de l’homme célibataire dans sa cuisine. Ainsi Folke doit observer du haut de sa chaise d’« arbitre de tennis » Isaak, homme d’un âge avancé habitant dans sa ferme. Aucune communication n’est permise entre ces deux derniers, ce qui arrange beaucoup Isaak. Il faut avouer que ce dernier aime mener un peu la vie dure à son nouveau compagnon. Un événement va finir par les rapprocher mais la jalousie va venir casser cette relation.

Sur une histoire qui aurait pu très bien commencer et se finir, viennent se greffer des scènes introductives qui s’étendent et beaucoup de silences entre les deux personnages principaux. Ainsi les moments d’action (même simple) se font rares de même que la discussion. À vrai dire, je m’attendais à un film actuel et comique, je me retrouve au milieu du siècle avec une plage d’émotions. Malgré cela, le film n’était pas mauvais. Au Cinéma Ex-Centris, du 5 décembre au 8 janvier.

Amélia

Amélia c’est comme un immense vidéo- clip tourné dans une salle de danse cubique (j’ai cherché la porte mais je ne l’ai pas trouvée). La compagnie de danse La La La Human Step exécute la chorégraphie rapide et précise d’Edouard Lock (qui est aussi le réalisateur), accompagnée de la musique de David Lang et de paroles de Lou Reed.

Le « set » est minimaliste, le décor aussi et les danseurs ont la vedette dans cette pièce. Le film a permis au chorégraphe- réalisateur de travailler certains plans, vitesses et jeux de lumière et de les rendre au spectateur. Au niveau, performance il n’y a rien a redire : les danseurs sont des professionnels, leur expression est travaillée et ils exécutent la chorégraphie avec majesté. Par contre, au niveau technique, mais cela est peut être voulu, je trouve de nombreux défauts. Il y en a particulièrement un qui doit être cité et qui est rattaché aux choix des plans. Malheureusement, mais peut-être intentionnellement, les mains et les pieds des danseurs se retrouvent souvent coupés du plan principal. Il y a des personnes qui n’aiment pas cela. Je tenais à les prévenir. Au Cinéma Ex-Centris, du 20 octobre au 6 novembre.

Revival Blues

Ken va retrouver Yosuke. Yosuke est son ancien partenaire d’un groupe de blues, groupe qu’il a lâché 23 ans auparavant sans vraiment prévenir. Yosuke est fâché mais Yosuke a le cancer. Ken est triste et a donc une vie sexuelle assez débridée. Pour se faire « pardonner », et parce qu’il ne reste plus beaucoup de temps aussi, Ken décide de s’occuper de Yosuke jusqu’à la mort de ce dernier.

D’un style similaire à l’histoire ci-dessus, les images se succèdent de manière saccadée sans enchaînement apparent. Elles sont d’ailleurs crues et à la fois floues, vagues, nettes ou rapprochées.

Pour le plaisir d’écouter un film en japonais et d’en apprendre plus sur la culture. Âmes sensibles s’abstenir. À ce jour, pas de dates de sorties confirmée.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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