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FCMM

Pour son 32ème anniversaire, le Festival International du Nouveau Cinéma et des Nouveaux Médias de Montréal (FCMM), fort d’une sélection de plus de 300 œuvres diverses, provenant d’une cinquantaine de pays, propose un bouquet de 63 courts et moyens-métrages aux amateurs. Sept courts-métrages sont en compétition officielle du 9 au 19 octobre prochain :
L’AXE DU MAL
(Pascal Lièvre) : Le tube de l’été
Nathalie Bujold et Pascal Lièvre en duo nous livrent sans retenue ce qui aurait pu, incontestablement, être le tube de l’été. Chanté sur la musique de la chanson « And When the Rain Begins to Fall » de Jermaine Jackson et Pia Zadora et sur un texte qui reprend mot pour mot des bouts de discours de George W. Bush, Un axe du mal pour menacer la paix du monde est un moyen original, drôle et efficace pour dénoncer avec ironie la mascarade des armes de destruction massive. Comme quoi, George n’inspire pas que de la médiocrité.

LIGNE DE VIE
(Serge Avédikian) : L’horreur des camps
L’atrocité des conditions de vie dans un camp de concentration et de travaux forcés. Les hommes, pour ne pas sombrer dans la folie, s’accrochent désespérément au moindre détail significatif de vie. Les dessins quotidiens d’un des détenus deviennent vitaux à l’équilibre mental des autres prisonniers, jusqu’au jour où les gardiens se rendant compte du fait, lui coupent les mains. Il trace sur un mur, son dernier dessin, avant de mourir. Une ligne. La ligne de vie.

LÉO
(Nicolas Roy) : Chienne de vie
Léo, 12 ans, vit seul avec son père et sa chienne mourante Mia dans une maison sombre et lugubre en campagne. Le jour fatidique est arrivé où Léo doit accomplir le geste le plus difficile de sa vie : mettre un terme aux souffrances de Mia en l’abattant d’un coup de revolver. Après la détonation, rien ne sera plus jamais comme avant.

FAST FILM
(Virgil Widrich) : Un hommage au cinéma
Mieux que dans un film, c’est dans un train qu’on apprécie le plus de voir les images défiler devant soi. Suivant un itinéraire imaginaire à travers le temps et l’espace, on aperçoit des morceaux de films ou plutôt des morceaux d’images en forme d’origami qui s’entre-déchirent et écoulent un siècle de cinéma américain. De Frankenstein à James Bond en passant par les péplums qui ont fait le bonheur de nos vieux cinémas de quartier. Du polar à la guerre des étoiles en passant par le western spaghetti et bien d’autres, c’est en avion que Virgil Widrich achève ce qui n’est que le début d’un long voyage et rappelle la grande contribution de nos voisins du Sud à l’aventure cinématographique universelle.

REDD BARNA
(Terje Rangnes) : Au pays des aveugles…
En face d’un dépanneur, Eli qui est aveugle et son frère Tarald vendent des billets de loterie pour ramasser de l’argent destiné aux enfants aveugles d’Afrique. Seulement, les billets sont faux, personne ne gagne et les enfants gardent l’argent récolté et le dépensent en friandises. Après tout, pourquoi vouloir changer le monde quand on sait que tout est d’avance voué à l’échec ? Une condamnation de l’utopie comme projet révolutionnaire qui n’est pas sans rappeler Sa Majesté Des Mouches de William Golding.

LE PONT N’EST PLUS LÀ
(Ming-Liang Tsai) : L’absurdité de la vie
Entre documentaire et fiction, on suit l’itinéraire d’une femme perdue dans l’immensité d’une ville taïwanaise. Elle découvre, perplexe, l’indifférence et la froideur des rapports entre personnes. Pendant ce temps, un jeune homme lassé de vendre des dragons en papier sur un pont de la ville passe une entrevue pour faire des photos de charme.

DESTINO
(Dominique Montfery) : L’œuvre achevée
En 1946, deux artistes de génie, Salvador Dali et Walt Disney, entreprennent de travailler sur un projet de court métrage animé. Plus d’un demi siècle plus tard, Destino prend enfin vie sous la réalisation de Dominique Montfery et achève l’œuvre interrompue. Dans un décor fait de tableaux du grand peintre surréaliste mis en mouvement , un homme tente de se libérer de son enchaînement physique et mental en poursuivant une femme qui hante ses rêves et ses fantasmes.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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