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La ligne bleue, suite et fin

Vous savez, j’ai fini par m’habituer à la ligne bleue. Pas que je l’apprécie, ou que j’apprécie les affreuses clôtures qui l’entourent, mais je m’y suis habitué. Après tout, ce n’est pas si mal de passer sous le viaduc. Quand on y réfléchit deux secondes, on réalise que c’est là un chemin à peine plus long et on risque moins de se faire frapper au matin par un automobiliste endormi. Mais il y a un problème de taille…

Comme on a pu le remarquer, les camions ne peuvent désormais plus passer sur le viaduc, le panneau lumineux au bas de la côte l’indique clairement. De plus, des échantillons de béton ont été prélevés sous le viaduc. Les trous (maintenant bouchés, mais encore visibles) sont là pour en témoigner. Le doute s’installe dans mon esprit… Se pourrait-il qu’il y ait un problème avec le viaduc ? Le doute commence-t-il à s’installer dans votre esprit, si ce n’était déjà fait ?

Je vais balayer du revers de la main toutes vos interrogations : les employés et professeurs de l’école ont reçu un courriel signalant des risques d’effondrement du viaduc menant à Poly. C’est pourquoi les camions ne sont plus autorisés à passer. D’ailleurs, le chemin a été rétrécit à cette fin et quelqu’un veille au poste. C’est quand même bien de savoir que l’on veille sur nous ! On nous force à passer sous un viaduc dangereux, mais on fait bien attention de minimiser les probabilités d’effondrement.

Ceci dit, quand le viaduc s’effondrera, je préférerais être au dessus qu’en dessous. Ai-je le droit ? Pourquoi a-t-on pris des échantillons APRÈS que les étudiants aient commencé à passer sous le viaduc ? Et une fois que le risque est constaté, il faudrait peut-être réviser les plans. Comme de tolérer que les gens passent par le bon vieux chemin. Pourquoi on a pas, aux dernières nouvelles, informé la population étudiante, qui représente la majorité des gens circulant sous le viaduc, de ce danger ? On nous avait bien envoyé un courriel cet été pour nous inciter à suivre la ligne bleue. Il aurait été facile d’en faire de même pour ce cas-ci. Pendant ce temps, on risque la catastrophe. Quels sont les risques réels pour nous, d’ailleurs ? Sais pas. Personne ne nous l’a dit encore. Et nous n’avons pas encore vu l’ombre de quelque chose qui pourrait ressembler vaguement à un avertissement. Est-ce qu’ils vendent des pancartes « Risques d’effondrement » à Coopoly ?

À la lumière de tout cela, je vous invite sérieusement à la désobéissance civile ! Arrêtons de passer sous le viaduc, pour une simple raison de sécurité. Avertissez aussi vos amis de ce danger. Qui sait, vous pourriez ainsi leur sauver la vie.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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