Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Valorisation de l’enseignement

Jeudi prochain, le 18 mars, Monsieur Pierre Lafleur, Directeur des Études à l’École Polytechnique, animera un débat-midi sur la valorisation de l’enseignement à l’École. On comptera parmi l’assistance de nombreux représentants de la communauté polytechnicienne, notamment les étudiants, les professeurs et les chargés de cours.

C’est là une dépêche qu’envoie au journal l’association des étudiants (l’AEP). Il est intéressant d’en discuter en éditorial, car le sujet mérite l’attention de tous et il demeure brûlant d’actualité puisque les chargés de cours de l’Université Laval réclamaient récemment une hausse des salaires.

La problématique qui est au coeur de cette intervention aux yeux des organisateurs est, à mon avis, le résultat d’une politique institutionnelle qui s’est établie durant les 30 ans de la récente histoire de l’École Polytechnique et qui veut que tout professeur de l’école ait l’obligation de mener des travaux de recherche en parallèle de son activité d’enseignement. Passant d’une politique incitatrice à la recherche, l’École a très vite pris le pas des autres universités nord-américaines en pratiquant la contrainte. La dynamique même de l’enseignement s’est ainsi modifiée, de même que le rythme professionel des professeurs puisque l’institution se targue aujourd’hui d’être l’une des premières institutions universitaires au Canada quant aux subventions perçues par professeur-chercheur.

Il serait facile de conclure rapidement en déclarant qu’un professeur qui se consacre à ses travaux de recherche (et par là même à son activité de formation des jeunes chercheurs) néglige l’enseignement. De là l’expliquation de l’origine des problématiques que partagerait l’École avec de nombreuses autres facultés où cette activité essentielle, hier primordiale dans la vie d’un professeur universitaire, devient le parent pauvre dont le lourd tribut est payé par les étudiants (à qui l’on consacre peu de temps et d’attention) et les chargés de cours (peu rémunérés, vivant la précarité de l’emploi).

Cette vision est cependant limitée car dans les faits, l’École s’est dotée de structures incitant les professeurs à produire des notes de cours (et parfois même des ouvrages de référence) de même qu’elles offrent la latitude au corps enseignant (incluant les chargés de cours) d’implanter des programmes d’encadrement dédiés aux étudiants ou des projets jugés pédagogiques.

Il serait tout aussi faux, pourtant, de prétendre qu’il n’y a pas de problème. Le tout est de savoir quelle en est l’envergure, et quelles sont les différentes perceptions parmi la communauté. Rendez-vous donc jeudi prochain, au 12h30 à 14h30 local A-416 pour en discuter et en savoir davantage.

Articles similaires

Poly pubs pour les Poly portes ouvertes

23 janvier 2004

Ceci est un message subliminal surperfectionné, débité suite à un réveil postraumatique. Vous étudiez à l'École Polytechnique ? Vous habitez près d'une Polyvalente ? Vous dormez dans une Polyclinique, mangez à la Polycantine ? Vous aimez le Polysport ? Les Polyshows ? Le Polythéâtre, la Polyradio ? Vous êtes un as de la Polyconnerie ? Seriez-vous Polydébiles ? Trop tard ! Plus d'espoir pour vous, vous êtes démasqués ! Sur les ondes de CKOI...

Financement des universités

11 février 2008

Tous les acteurs du réseau universitaire s’entendent sur le fait que les universités manquent de ressources financières. En 2003, la Conférence des recteurs et le Ministère de l’Éducation ont évalué les besoins à 375 millions de dollars par année et ce, pour atteindre un niveau de financement équivalent à la moyenne des universités canadiennes. Au niveau local, les conséquences de ce sous-financement sont tangibles : diminution des services offerts, apparition de nouveaux frais de...

Nouveaux progreammes

25 août 2005

« Le TC est mort, vive le TC » Le TC, c’était un long et difficile périple qu’empruntaient tous les nouveaux étudiants venus faire un pèlerinage. L’aventure de quatre années — et plus si affinités — finissait souvent en déconfiture lorsque lesdits pèlerins avaient quelque mal à saisir les subtilités de la résistance des matériaux, telles que les entendait un prof impénitent. Ce périple, c’était le tronc commun. Le tronc commun a longtemps été...




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.