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Through with the World

J’espère que cette année la France remportera la coupe du monde de Rugby. Sinon, je serais bien déçu et même un peu triste. J’entends déjà les lectrices dire : « c’est horrible, pauv’ chou » en ricanant. Mais vous les filles ne pouvez pas comprendre, c’est un truc de garçon. De toutes façons mes équipes favorites ont été si nulles dernièrement que si je devais être dépressif à chaque fois qu’elles perdent, je serais déjà dans un asile de fous. Une autre fois c’est moi qui essayais de faire démarrer une scie, il faisait très chaud, et je tirais sur la corde pour lancer le moteur, et je tirais, et je tirais et finalement, chose très rare, j’ai mis un coup de pied à la machine. (Ne me demandez pas si c’est encore un truc de mec…) Il y a beaucoup de femmes qui sont heureuses pendant quelques jours après l’achat d’une robe, et les quelques compliments qui vont avec.

C’est assez étonnant de voir qu’il nous en faut peu pour nous rendre tour à tour heureux ou malheureux… Mais j’ai connu des gens très éprouvés qui passaient par une situation très difficile et qui avaient toujours une joie à exprimer, un sourire à donner. Particulièrement mon ami pasteur, son premier fils était mort et les docteurs condamnaient le second. Mais il ne se plaignait pas, au contraire il m’encourageait. Certains d’entre nous deviennent grincheux seulement à cause d’une scie provocatrice. (Oui, parce que je la soupçonne encore de refuser de démarrer pour agacer de pauvres innocents !) Des fois quand tout va bien, je m’y vois déjà, debout sur la montagne, les bras croisés, le regard perçant, mes cheveux ondulant au vent encadrant mon doux visage, un homme, un vrai de vrai, qui n’a besoin de personne. Schwarzenegger et Stallone, vous pouvez vous rhabiller. Vous n’êtes des héros que grâce aux techniciens et aux effets spéciaux du cinéma, moi c’est pas du trucage, je suis SuperBruce ! Mais le film prend souvent une tournure plus menaçante pour le héros, et on ne le voit plus faire le fier sur la montagne, mais le voilà tout abattu. Nous traversons tous de ces moments ou nous nous sentons fatigués et nous voulons tout abandonner. Mais pour nous en sortir nous devons agir. Je suis sur que mon ami pasteur aurait pu facilement s’abandonner à la dépression et qui aurait pu l’en blâmer ?

Mais voilà, la joie a une autre source que nos circonstances, nous puisons de l’eau avec joie aux sources du salut. Le secret réside dans le fait que nous regardons autre chose bien au-delà. Ce n’est pas le manger ni le boire mais la justice, la paix et la joie par l’esprit. Les orages ne viennent pas en douceur dans la région où j’ai grandi, ils viennent avec style, un peu comme dans un film américain, avec des explosions et des éclairs partout. Il n’y a pas que du beau temps sur la Côte, ça arrive aussi. Lorsque les orages de la vie nous frappent, allons nous choisir de vivre avec une colère permanente, dans une attitude négative constante, ou simplement venir au chemin, à la vérité et à la vie et dire : j’ai mal c’est vrai, la joie est à un million de kilomètres, si loin de moi, aide-moi, s’il te plait. Puis, lorsque les éclairs et le vent hurleront, nous serons dans un endroit de sécurité. Maintenant soyez attentifs parce que tout le monde ne sait pas cela, il y a des gens qui habitent des châteaux, roulent en voiture de luxe, et mangent de la nourriture de rois, mais qui sont quand même misérables. Ils ne vous font pas confiance, ils n’ont pas de compassion pour les faiblesses des autres, leur conversations reflètent ce qu’ils sont. Puis il y a des pauvres qui sont contents, et répandent de la joie partout où ils passent. Les amis sont contents de les voir, quand nous choisissons de croire, cette attitude a des effets dans toute notre vie. Qui décide quelle sera mon attitude ? Mes profs ? Le chum/blonde ? Les circonstances de la vie ? Non, c’est vous, SuperDupont ou SuperTremblay.

Mots-clés : Spiritus Sanctis (13)



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