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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Marc Tremblay

Marc Tremblay a gradué en 1995 en génie mécanique. Il a par la suite fait une maîtrise en simulation de la combustion, au Département de génie mécanique. Depuis 5 ans, il travaille pour la compagnie CAE et s’apprête à effectuer un contrat d’une durée d’un an en Chine auprès de la compagnie China Eastern Airlines
En quoi consiste ton travail ?

Depuis 3 ans, je suis spécialiste d’intégration, j’intègre tous les systèmes du simulateur dans un fichier exécutable. Je gère le travail des ingénieurs sur le site de test et je fais de la programmation : dans un simulateur d’avion, il y a 25 systèmes à simuler et une personne différente pour chaque système. À mon entrée dans CAE il y a 5 ans, je travaillais au niveau des moteurs d’avion : je codais un programme qui simulait le comportement des moteurs. Entre autres, je mesurais la poussée des moteurs en fonction de la manette des gaz, de la température extérieure, de l’altitude… Cette poussée était ensuite lue par le système de vol pour simuler le comportement de l’avion au sol et dans les airs. J’ai fait ce travail pendant 2 ans avant d’être promu spécialiste d’intégration.

Tu partiras en Chine bientôt. Que vas-tu y faire ?

(NDA. : Au moment de la parution de l’article, il est déjà rendu) Je vais être représentant du service à la clientèle à l’étranger. China Eastern Airlines a fait l’acquisition d’un simulateur CAE. Une fois le simulateur implanté, il faut donner du service au client afin de le former sur l’utilisation, la maintenance du simulateur. La compagnie aide en même temps à corriger les problèmes des simulateurs CAE. Je vais y faire un contrat d’un an, avec possibilité d’une année supplémentaire.

Qu’as-tu l’intention de faire après le contrat ?

Ensuite, je vais revenir travailler dans le même département chez CAE ; CAE t’assure le même poste à ton retour, mais le contrat à l’étranger ouvre plusieurs portes. J’aurai beaucoup de responsabilités durant le contrat en Chine ; à mon retour, je pourrais aller dans un poste d’ingénieur de projet qui allie beaucoup la technique et la gestion.

Quels sont les défis qui t’attendent ?

Bien sûr, il y a la barrière de la langue ; les chinois travaillant pour China Eastern Airlines se débrouillent en anglais mais ne sont pas nécessairement bilingues. Il va y avoir une adaptation.

Il y a aussi une barrière culturelle et je m’attends à commettre des impairs de ce côté-là.

Au niveau de mon travail pour CAE, c’est un défi de taille puisque je dois absolument faire une excellente première impression auprès de cette compagnie chinoise. La compagnie a déjà plusieurs simulateurs, mais c’est le premier qu’elle achète de CAE.

Pourquoi avoir choisi le génie ?

J’hésitais au départ entre actuariat ou ingénierie ; étant donné que la mécanique m’a toujours attiré, j’ai choisi l’ingénierie. J’adore mon travail et je n’ai jamais regretté mon choix. Un des avantages de l’ingénierie, c’est qu’il s’agit d’un domaine tellement vaste, qui offre une multitude d’emplois divers, que ce soit des emplois de niveau technique ou en gestion. L’ingénierie permet de reporter à plus tard la décision d’une carrière : l’ingénierie ouvre toutes les portes donc on peut choisir une fois rendu sur le marché du travail. Ça nous permet aussi de changer d’orientation plus tard.

Dans mon cas, je travaille en informatique, même si je n’ai pas fait mon bac en génie informatique. L’enseignement de Polytechnique est tellement général qu’on peut travailler n’importe où. CAE cherche surtout des ingénieurs mécaniques, électriques et informatiques, mais n’importe quel ingénieur pourrait y travailler.

Parle-moi de ton cheminement à Poly.

J’ai effectué mon bac en génie mécanique en 5 ans, orientation Énergie. Je faisais le programme Sport-Étude ; je faisais de l’athlétisme, du saut en hauteur. Poly offrait beaucoup de souplesse pour les athlètes par rapport aux examens ; on avait droit à des examens différés lorsque les compétitions se tenaient en même temps que les examens. J’avais aussi moins de cours. J’ai ensuite effectué une maîtrise en 2 ans et demi sur la simulation de la combustion. Durant mes études, j’ai aussi participé à deux reprises à Poly-monde, en 1995 et 1997. La première fois, durant le bac, la seconde, durant la maîtrise ; c’est pourquoi ma maîtrise a pris plus de temps… En 1995, j’ai participé à Poly-Japon et à Poly-France en 1997.

Je prêche pour Poly-monde, mais je suis d’avis que Poly-monde est le comité qui t’apporte le plus dans ta carrière professionnelle. Pendant 1 an, tu t’impliques à temps plein : recherche de financement, contacts avec les entreprises, visites industrielles, recherche dans le domaine industriel au Québec. C’est un projet exigeant et une belle expérience de groupe où on est amené à prendre des décisions et à faire des compromis. Par les voyages, on apprend à voir les avantages du Québec et on réalise qu’on est bien ici. Les voyages aussi permettent de s’ouvrir l’esprit et de mieux accepter les différences culturelles.

As-tu un conseil à donner aux étudiants qui voudraient suivre ta trace ?

Je dirais que si vous avez la chance de voyager, n’hésitez pas et allez-y. Plusieurs ont peur de voyager pour diverses raisons, comme la nourriture qui risque de ne pas être comme celle à laquelle ils sont habitués, mais on peut trouver de la nourriture correcte partout aujourd’hui. La mondialisation a apporté beaucoup de ce côté. Les voyages sont toujours une expérience tellement enrichissante.

Mots-clés : B. Ing. ? (13)

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