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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Pierre Duhaime

Pierre Duhaime, ing., est vice-président directeur, Mines et métallurgies de SNC-Lavalin et travaille pour le groupe depuis 1989. Diplômé de 1980, il détient également un MBA des H.E.C. en plus d’être très actif dans la communauté.

Quel est votre cheminement depuis Polytechnique ?

Avant d’entrer à Polytechnique, j’ai gradué en métallurgie au Cégep de Trois-rivières ; en terminant mes études collégiales, j’ai travaillé pour Noranda. J’ai décidé d’étudier à Polytechnique, car un de mes professeurs au cégep m’avait suggérer d’aller faire mon génie.

Mes études à Polytechnique ont été difficiles au début de par ma formation, surtout le tronc commun en fait, mais ensuite, mon cheminement s’est fait plus facilement car je connaissais déjà le domaine.

À la fin de mes études, j’ai travaillé comme ingénieur de projet pendant six ans auprès de la compagnie Noranda. En 1986, j’ai ensuite travaillé pendant trois ans pour une compagnie américaine de fer et métaux, pour ensuite commencer ma carrière chez SNC-Lavalin en 1989.

J’ai vécu beaucoup de projets difficiles ; les projets ne sont jamais gagnés d’avance. Ma carrière m’a aussi permis de voyager partout à travers le monde et je continue encore aujourd’hui de voyager continuellement.

Quelles sont vos plus belles expériences de projets ?

Nous avions à effectuer la réalisation de A à Z d’un projet de l’usine Magnola. Il s’agit d’un projet qui a duré des années. Malheureusement, l’usine a fermé peu après le projet, mais ça demeure un projet important. D’autres très grands projets sont les alumineries, dont la plupart ont été construites par Alcan, car ce sont des moteurs importants de notre économie.

Quelles sont vos expériences au niveau international ?

SNC a des bureaux partout dans le monde : un bureau en Afrique du Sud, un autre au Chili, un en Australie et une fois par mois, je suis appelé à voyager dans l’un de ces bureaux.

Les voyages demandent beaucoup de temps et sont physiquement difficiles. Nous sommes souvent partis les fins de semaine, les voyages sont longs et il faut être solide puisque c’est exténuant.

Les voyages sont aussi une partie agréable de notre travail puisque nous avons vraiment l’impression de faire une différence et de contribuer au développement des pays où nous avons des projets. Nous sommes ancrés dans ces pays et nous y apportons des connaissances, bref, du positif.

Avez-vous vécu des projets plus difficiles que d’autres ?

Je dirais que les projets sont toujours de grands défis et quand nous avons l’équipe pour relever ces défis, nous y allons. Des projets faciles, ça n’existe plus, car tous les projets demandent une planification évoluée, de solides liens avec les fournisseurs et des équipes organisées.

La qualité de nos équipes est d’ailleurs une force de SNC-Lavalin et c’est pourquoi nous sommes reconnus. C’est notre marque de commerce et le signe de notre engagement envers nos projets et nos clients.

Avez-vous suivi de la formation continue lors de votre carrière ?

J’ai effectué un MBA aux HEC. J’ai bien aimé cette formation qui complète ma formation technique en ingénierie ; le MBA donne une solide formation en finances, en ressources humaines et en marketing. Au niveau international, c’est également un atout important ; le génie nous entraîne dans la carrière que nous faisons, mais les connaissances supplémentaires en marketing par exemple, nous permettent de mieux vendre nos idées.

Quel conseil donneriez-vous aux étudiants voulant suivre vos traces ?

Pour effectuer une carrière comme la mienne, il faut avoir le goût de l’aventure et le goût des grands projets. Il faut avoir une vision, une stratégie de carrière et foncer. Il ne faut pas compter ses heures et consacrer beaucoup de temps et d’effort dans ce que l’on entreprend.

L’engagement social est aussi important, car il permet de se créer un réseau de contacts. Pour participer à des organismes professionnels, il faut pouvoir s’ouvrir aux autres, sociabiliser ; il faut être entier, s’engager et y croire.

Mots-clés : B. Ing. ? (13)

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*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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