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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Sur des chapeaux de roues

Hé oui, l’année 2003, sur la scènes échiquéenne, démarre sur des chapeaux de roues. Pendant que j’envisageais sérieusement de n’avoir fichtrement rien à dire de nos valeureux joueurs québécois en ce début d’année, voilà-t-il pas que Éric Lawson s’est mis à chauffer les oreilles des grands-maîtres et maîtres internationaux au tournoi de Hastings. Inscrit dans la section ‘challenger’ (2e section), ce jeune joueur ma foi, très prometteur s’est payé le luxe de battre un GM (Peter Wells), avec les noirs, s’il vous plaît. Il a de plus annulé contre le GM Mark Hebden et battu 2 MI. Seule une opposition féroce dans les dernières rondes (il devait alors jouer contre les plus forts) aura terni sa performance. Il termine néanmoins à égalité au 30e rang (4 victoires, 3 défaites, 2 nulles) alors qu’il était 52e favori au départ. Nouvelle terreur ? J’ai bien hâte de voir ce qu’il adviendra lors de son prochain tournoi au Québec. Thomas Roussel-Roozmon participait également à ce tournoi. Il y est allé d’une performance un peu plus ‘tranquille’, avec 2 victoires, 2 défaites et des nulles. Depuis le départ de Pascal Charbonneau aux États-Unis (pour ses études universitaire), la question de savoir qui sera le meilleur joueur junior au Québec reste ouverte. Les prétendants ne manquent pas, visiblement. Dire qu’il y a de cela quelques années, j’avais la chance de jouer dans les mêmes sections que ces jeunes espoirs dans les tournois au Québec. Bon, j’ai pas progressé aux échecs depuis cette époque, contrairement à eux, mais je peux toujours me consoler en disant que je peux résoudre des équations différentielles… de la main gauche ! D’ailleurs, je me demande encore c’est quoi le plus important entre les échecs ou les équations différentielles. On lance un débat ou on laisse tomber tout ça ?

Dans un autre ordre d’idées, nous savons maintenant le moment exact du très attendu match entre Kasparov et Deep Junior. Le match, qui devait initialement se jouer à Jérusalem, a été déplacé à New York. Quoique, en ses temps troubles, c’est à se demander si la grosse pomme est plus sécuritaire que le moyen-orient. Pourquoi ils viennent pas jouer au Québec, diantre ? Non mais, ce serait génial ! Un championnat du monde ou une olympiade se déroulant à… Issoudun, par exemple ! Faites vous en pas mes chers pousseux de pions, y’a pas de tension ethniques, économiques ou diplomatiques à Issoudun. Un sondage auprès des membres d’Al-Quaida pourrait d’ailleurs vous confirmer ce que vous savez déjà : y’en a pas un qui sait où c’est Issoudun ! Pis en plus, les échecs, ça demande de la concentration, hein. Je ne pense pas que New York soit le meilleur endroit du monde pour se concentrer. En passant, si vous n’étiez pas au courant, il y avait une partie de championnat du monde qui se déroulait au 100 et quelqueième étage du World Trade Center le 11 septembre. Oui, c’est vrai, je ne blague pas. C’était lors du match entre Kasparov et Anand en… 1995 (je vous ai bien eu là, pas vrai) ! Bref, pour en revenir au match susmentionné, je pense que la comparaison que tout le monde voudra faire avec le match Kasparov-Deep Blue est plutôt inadéquate. En terme de machine, Deep Junior ressemble plus au Fritz qui a arraché un match nul à Kramnik en 2002. C’est donc avec ce match que les experts effectueront leurs comparaisons. Une victoire de Kasparov viendrait renforcer sa position en prévision du prochain championnat du monde. De plus, ça donnerait au très orgueilleux ‘Numéro 1 mondial’ un point de comparaison avantageux avec celui qui lui a enlevé son titre il y a de cela un peu plus de 2 ans. Si vous voulez une prédiction, allez voir ailleurs ! La dernière fois que j’avais voulu prédire un résultat (sur le match entre Kasparov et Kramnik), je m’étais gouré totalement, alors… En plus, en début d’année, l’indigestion à base prévisions mal placées est un mal qui nous guette tous.

En terminant, je m’en voudrais de ne pas vous rappeler qu’il y a un club d’échecs à Poly. Si vous voulez participer à nos activités, n’hésitez pas à me contacter.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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