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En attendant Godot

Un homme a écrit en 1949 une pièce du vingtième siècle des plus mythiques : En attendant Godot. Cet auteur est ni plus ni moins Samuel Beckett. Ce génie créateur s’efforça de présenter dans ses écrits l’absurdité de la condition humaine. Avec la Grande Dépression et la Deuxième Guerre mondiale, l’Europe était en profond changement de même que les valeurs véhiculées. Les personnages de Samuel Beckett dans En attendant Godot sont des clochards qui attendent un personnage énigmatique.

L’histoire se déroule sous un arbre qui a la forme d’un humain pendu par les pieds, où deux clochards attendent un certain monsieur dénommé Godot. Le problème est qu’ils ne savent même pas pourquoi ils l’attendent mais, ils l’attendent. Rien ne les tient à rester à cet endroit pour attendre mais ils ne voient pas de raison valable de partir non plus. Lorent Wanson, le metteur en scène, a réussi à garder le fondement de la pièce tout en l’adaptant un tantinet aux jeunes d’aujourd’hui qui se sentent parfois devant rien et qui attendent patiemment quelqu’un, quelque chose, un événement quelconque. Les deux clochards sont joués par deux jeunes adultes : Calo Valenti dans le rôle de Vladimir et Cyril Briant dans celui d’Estragon. La pièce a été joué de façon assez ludique en tenant compte du type de pièce. Plusieurs personnes ayant déjà vu En attendant Godot trouvent normal de se tourner les pouces durant la pièce étant donné que celle-ci égale souvent absurdité et ennui. Toutefois, Lorent Wanson a su mettre un peu d’humour dans la pièce, ce qui fait en sorte qu’elle est d’autant plus intéressante tout en ne perdant pas son sens. Les personnages sont très actifs sur la scène et donnent du poids au texte joué par les acteurs. Mon préféré a été Renaud Riga dans le rôle de Lucky. Ce personnage n’est pas très présent verbalement, mais il impressionne par son non-verbal. Lucky est le serviteur de Pozzo (Frédéric Hérion) ayant la corde au cou. Au moment où il est libre de penser et de parler, Lucky se vide de tout son corps et de ses poumons. Prêtez attention à ses paroles oh ! combien recherchées.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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