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La LNI

Eh bien oui, la LNI (Ligue Nationale d’Improvisation) est de retour pour une 26e saison. Lundi dernier avait lieu le premier match de la saison.

Cette année, il y a cinq équipes, les Bleus, les Verts, les Rouges, les Oranges ainsi que les nouveaux Jaunes. Plusieurs nouvelles figures font partie de ces équipes, nous allons pouvoir apprécier les nouveaux talents. Au cours d’une soirée fertile en rebondissements, les équipes des Bleus et des Oranges se sont disputées lundi dernier. Avant que le match débute, il y a Pierre Martin qui chante l’hymne, « La feuille d’érable ». Dès ce moment, les non-initiés vont être émerveillés par l’originalité de cette chanson.

Pour ceux qui ne connaissent pas trop ce qu’est la LNI, je vais vous en faire un rapide portrait. Deux équipes de six joueurs s’affrontent durant trois périodes de 30 minutes. L’arbitre pige un thème qui peut avoir comme titre, aussi bien « À nous deux », « Richard, Bernadette et les autres » ou bien « Au temps de la guerre ». De plus, il mentionne le temps d’impro et sous quelle catégorie il faut s’exécuter. La nature de l’improvisation est soit comparée (chaque équipe à son tour) ou soit mixte, donc les deux équipes s’affrontent sur la patinoire. Après chaque improvisation, c’est au public de brandir le carton de couleur de son équipe gagnante, et ainsi de suite… ah oui, j’ai oublié de dire qu’entre-temps, nous nous esclaffons à plusieurs reprises.

De retour au match de lundi soir, je vais dire d’emblée que mon joueur favori est Édith Cochrane (qui a récolté la première étoile du match) car elle est impressionnante au niveau de sa créativité. À la première période, sous le titre d’impro « sans maquillage », Édith Cochrane a littéralement embarqué les spectateurs dans son jeu d’une durée de 6 minutes. Elle faisait une fille qui ne s’était pas maquillée durant une journée complète. Elle rencontre quelques amis dans la rue où les interventions sont formidables. Jean-Michel Anctil lui disant, émerveillé, qu’elle avait de si beaux yeux… mais de si moches lèvres. Ce fut un joli moment.

Du côté des Oranges, j’ai bien apprécié le jeu de Charles Lafortune qui n’a obtenu malheureusement aucune étoile du match. Brillant dans ses répliques, il a été extraordinaire lorsque l’improvisation était « Sous le manteau » : il a décidé d’avoir des Mexicains (sous son manteau, à l’image des vendeurs de montres à New York) à vendre. Simon Boudreault (Bleus) a embarqué dans son jeu en ayant des Tchétchènes morts sous son manteau. Le fou rire régnait au Medley ! Après les 90 minutes réglementaires, le compte était de 7 à 7, alors nous avons eu droit à une prolongation d’une durée de 3 minutes ayant pour titre Infanticide. Les Bleus ont remporté cette dernière improvisation et donc le match.

Si vous voulez combler un lundi soir ennuyeux, il n’y a pas 36 solutions, allez voir un match de la LNI.

Au Medley Tous les lundis soirs jusqu’à la fin mai pour les séries éliminatoires www.lni.ca




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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