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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Bush bibliothécaire

Avez-vous vu la dernière visite de Bush à l’étranger ? Sûrement. La presse écrite et la télévision en ont fait leurs titres ces derniers jours. C’était en Louisianne, cinq jours après le passage de Katrina (cinq jours de trop ?). Le monde n’a pas attendu autant pour assister, incrédule, au spectacle de l’incroyable misère et de l’extrême pauvreté dans laquelle est plongée cette partie de la population du pays le plus riche et le plus puissant du monde. Abasourdi aussi de voire, dans le pays des droits et de la Liberté, des descendants d’esclaves, qui ont soufferts et se sont battus pendant deux siècles pour le droit de vivre dans la dignité, soient traités de la façon dont ils le sont actuellement, sans aide et sans secours. Il est vrai que la population de la Louisianne, en majorité noire, n’a pas souvent fait l’objet de l’attention de son gouvernement, sauf à l’approche des élections où le vote de cette communauté était courtisé à coup de promesses douteuses et de mensonges honteux. Consternant ? Évidemment, ils s’en trouveront toujours pour dire que les grandes infrastructures des uhéssa sont toutes vétustes et c’est pour cela que les digues ont craqué, que l’effort de guerre de pacification en Irak a privé cet état d’une grande partie de sa garnison mobilisable en cas de catastrophe naturelle ou autre, que ça aurait été pareil dans un autre état, que nous ne sommes finalement que de primaires antiaméricains, etc., et au fond, les hypocrites finissent toujours par emmerder les autres, alors pourquoi s’étonner ? N’est-ce pas Céline.

Fabriquer des livres pour remplir les bibliothèques et des bombes pour les détruire. Il est bien regrettable que la presse préfère consacrer l’essentiel de son activité aux âneries plutôt qu’à la véritable actualité. Mais le fait est là. Ce qui est marrant (pas trop, à bien y penser), c’est qu’alors que nous vivons en démocratie, alors que rien ne nous y oblige, nous livrons la presque totalité des moyens d’information et de diffusion culturelle et scientifique à des marchands d’armes et de publicité. Aucune police politique, aucune sécurité militaire, aux ordres d’une dictature n’a la mission de bâillonner la presse et la littérature au Québec, et pourtant nous livrons clefs en main l’information et la culture à des groupements industriels qui n’ont aucun intérêt à voir se diffuser une pensée contraire à leurs intérêts de fabricants de missiles stratégiques. Si, par malheur, un jour, un dictateur arrivait au pouvoir, il n’aurait plus rien à faire. Les journaux télévisés et l’édition seront déjà prêts à l’accueillir, il n’aurait rien à changer. Causons cul, mais pour les bonnes raisons. Question innocente d’un gamin de huit ans à son papa : Papa, c’est quoi un cunnilingus ?
Aaah…un cunnilingus, c’est un mets de fins gourmets. C’est comme un bonbon à la viande qu’on suce et qui ne fond jamais.

Il n’y a pas si longtemps, le Devoir nous gratifiait d’un dossier choc sur la sexualité de plus en plus précoce chez les jeunes. Fellations dans les autobus scolaires, gangs bangs géants entre gosses de douze ans, pratique répandue de la sodomie et j’en passe. De quoi apporter de l’eau au moulin de Denise Bombardier et du rigolo Richard Martineau qui s’affolent et se demandent ce que font les parents pendants que leurs rejetons s’amusent à perdre leur pucelage à l’âge ou l’on perd encore ses dents de lait. Bon, c’est encore une conséquence de ce dont on parlait plus haut.

Note de la rédaction : Le Polyscope prie ses chers lecteurs de bien vouloir prendre compte de son glorieux passé et signale à toutes fins utiles qu’après la rédaction de ce qui précède, notre collaborateur Oncle Camé à subi un traitement à l’électro-choc. Le même traitement sera d’ailleurs administré au reste de la rédaction : on a paré au plus urgent.

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*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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