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Les bonnes

Dénoncer les classes sociales et la soumission des esclaves et des valets à leurs maîtres, voici le thème Des Bonnes de Jean Genet.

Mise en scène par la troupe Marianne et Fils, un collectif de trois femmes dynamiques, engagée dans des thématiques sociales vues sous l’angle féminin, la pièce est interprétée par Marika Lhoumeau et Anne-Sophie Armand dans les deux rôles principaux des bonnes. Les héroïnes étouffent dans leur condition de servantes alors qu’elles aspirent à gravir les échelons de la société.

La seule solution qui se profile à leur l’horizon, est l’assassinat de Madame, leur maîtresse. On assiste dès lors à une mise en scène d’un « théâtre de la cruauté », concept développé par Antonin Artaud et cher à l’auteur. La perversité des personnages, l’utilisation d’un langage cru pour les dialogues rend la pièce assimilable à un acte de délinquance envers l’ordre social.

Une oeuvre à lire en premier lieu, et si le portefeuille le permet à aller voir au Théâtre la Chapelle.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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