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Qui est Peter Jackson

Peter Jackson est néo-zélandais, et il est né le 31 Octobre 1961, le jour d’Halloween. Vous êtes bien avancé avec ça, non ? PJ est un brillant réalisateur, et je dis ça sans aucune mauvaise foi ou idolâtrie, cela va sans dire… Indépendant, inventif et audacieux, il a signé des films tel que le cultisme Bad taste, Braindead, Créatures Célestes – où il révèle Kate Winslett – et celui que vous devez connaître si vous n’en connaissez qu’un, Fantômes contre Fantômes, avec Michael J. Fox, sa première réalisation de type hollywoodienne. Avant de se pencher sur Le Seigneur des Anneaux, PJ voulait s’attaquer à un remake de King-Kong, son film préféré, mais avec l’arrivée d’un film comme Godzilla, il a préféré laisser tomber ! Mais remontons plutôt dans le passé : Peter est le seul enfant de Bill et Joan Jackson. Lors du Noël 1969, ses parents achetèrent une caméra 8mm. Peter avait d’autres idées qu’eux quant à l’usage de la caméra… Il commença à tourner ses propres films dès 1973, lorsque lui et deux autres camarades tournèrent un film sur la seconde guerre mondiale. Il expérimenta de nombreuses techniques, poussant toujours plus loin.

Après être entré au Evening Post, un journal de Wellington, il put se payer une caméra Bolex 16mm. C’était suffisant pour démarrer un projet de véritable film. Nous étions en 1983… Il tourna un court métrage de 10 minutes, nommé Roast of the Day, mais qu’il voulut rallonger, car il contenait les ferments de ce qu’il voulait faire. Peter Jackson fit appel à une bande d’amis et ils se mirent à tourner les week-ends et pendant les vacances, avec comme seul financement, le salaire de Peter au Evening Post. Quand le film fut terminé au 3/4, il alla demander des fonds à la New Zeanland Film Comission, et 4 ans après le début du tournage, Bad Taste voyait le jour. Il fut aussitôt envoyé à Cannes, par la Commission, où les critiques l’adorèrent… ou le détestèrent. Mais il fut vendu dans 30 pays, et subitement, Peter s’était taillé une petite réputation. Celui-ci avait, dès le tournage de Bad Taste, envie de faire un film de Zombie, mais pas le budget nécessaire. Donc, en 1989, il fit Meet the Feebles, une comédie avec marionnettes qu’on pourrait qualifier de Muppet Show sous acide… A la suite de cette confirmation, il put enfin s’atteler à son projet de film d’horreur. Ce fut Brain Dead, 1991, une comédie horrifique renversant les stéréotypes du genre. Nouveau succès. On demanda alors à Peter de réaliser un script pour la série des Freddy. Mais New Line Cinema le refusa, ce qui désappointa beaucoup PJ.

Mais revenons un peu sur Brain Dead : beaucoup considèrent qu’il s’agit du film le plus sanglant de tous les temps, et que fit PJ ? Il changea complètement de direction, ce qui ne plut pas à tous ses fans qui l’imaginaient bien continuer dans la veine du film gore/comique. En 1994, sa femme et collaboratrice de la première heure Fran Walsh réalisa Heavenly Creatures, inspirée de l’histoire vraie de deux jeunes filles devenues meurtrières parce que leurs parents ne voulaient pas les voir ensemble. Ce fut une affaire très célèbre en N-Z dans les années 50. Une oeuvre d’une sensibilité bouleversante. En 1995, nouveau tournant, puisque PJ se lance dans le faux documentaire télé. C’est Forgotten Silver, l’histoire d’un pionnier du cinéma néozélandais, Colin McKenzie, qui aurait tout inventé avant les autres sans que personne ne le sache : le son, la couleur… La moitié des téléspectateurs se firent prendre et tombèrent dans la supercherie. Plus tard dans la même année, 1995, Pj et Fran prirent un break tout en réfléchissant à un possible film, une comédie noire, sur les fantômes. Ainsi naquit The Frighteners, ou Fantômes contre Fantômes en version française. Le script arriva entre les mains de Robert Zemeckis, le réalisateur de la trilogie de Retour vers le Futur, entre autres. Il voulait au départ en faire un simple épisode des nouveaux  » Contes de la Crypte « , mais cela lui plut tellement, qu’il décida de produire le long métrage. PJ obtint de tourner en N-Z, ce qui divisa les coups par deux. Résultat : un pur bijou au scénario admirable et aux effets spéciaux démentiels, qui tiennent toujours le coup aujourd’hui.

Le film ne fut pas un grand succès public aux USA, car il sortit le jour de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques d’Atlanta, ce qui n’était une très bonne idée. Plus tard, PJ voulut donc se lancer dans la réalisation d’un remake du premier King-Kong, mais la perspective d’un embouteillage avec Godzilla et Mon ami Joe, le retint, pour notre plus grand plaisir en fin de compte ! Mais le script est toujours là, alors, qui sait, peut-être que dans cinq ans…




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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