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Cepsum, des voleurs

Par Jean-Philippe P.-Pelletier

Fin août l’été dernier. Lors d’une fin de semaine à Tremblant, ma copine se prend une méchante débarque en patin à roues alignées. Résultat, ambulance jusqu’à l’Hôpital de Sainte-Anne des Monts, clavicule brisée, commotion cérébrale et quelques autres petits trucs ici et là ! Bref, de quoi forcer le repos, en terme sportif, pour le mois et demi à venir !

L’histoire avec le CEPSUM commence ici. Ma copine était inscrite, jusqu’au milieu d’octobre, à la salle d’entraînement du centre sportif. Étant donné les circonstances, elle est allée voir les gens du CEPSUM afin de demander une prolongation de son abonnement pour le temps non utilisé. On lui explique la procédure et lui fait remplir une requête écrite en prenant soin de faire une copie du mot du médecin attestant son incapacité de pratiquer une activité physique.

Trois semaines plus tard, on reçoit un coup de fil du CEPSUM. Le responsable des dossiers particuliers explique à ma copine que sa demande de remboursement a été acceptée. Joie ! Le centre sportif s’engage donc à rembourser un mois d’accès à la salle d’entraînement soit 13,00 $ et des poussières. Cool ! Cependant, le CEPSUM lui charge des frais administratifs pour compenser le dérangement, ces derniers s’élèvent à 15,00 $. QUOI ? Bref, la demande de remboursement lui coûte plus chère que le remboursement lui-même !

Il y a quelque chose que j’aimerais comprendre. Les gens qui nous répondent dans les différents comptoirs de services aux étudiants ne sont pas payés ? Parce qu’à voir comment fonctionne le système, on dirait que leur salaire est prélevé sur le montant que vous donnez pour obtenir une copie certifiée de votre bulletin, celui que vous donnez pour faire une demande de remboursement ou que vous déboursez pour abandonner un cours, etc. Bref, si personne ne demande rien, c’est gens là ne mangent pas ? Quand je dis ça à la madame au comptoir du service au CEPSUM (rassurez-vous, j’y suis allé gentiment), elle me répond : « Ben partout où tu vas c’est comme ça, alors c’est pareil ici ! ». Réponse intelligente ! Parce que c’est comme ça ailleurs, on fait pareil ! Non mais l’argent nous pisse par les oreilles ! De toute façon, c’est faux. Si je demande un remboursement dans un magasin, on ne me charge rien. On me rembourse par souci de m’offrir un bon service.

Étant peu satisfait de la réponse, je demande de plus amples explications. La gente dame rajoute : « Ben, on est dans le jus ! ». D’accord ! Cependant, il y a encore un truc que je ne pige pas ! En quoi le 15,00 $ que je te donne va « déloader » le gars qui travaille sur le dossier de ma blonde si tu me dis que vous ne pouvez plus engager personne ? C’est messieurs Laurier (5,00 $) et McDonald (10,00 $) qui vont faire le travail pour lui ? Et si tu veux parler d’un ticket modérateur, soit charger des sous pour éviter un surplus de demande, et bien j’ai un conseil pour toi : il faut le dire avant de faire le travail !

Vous aurez compris que je tiens à exprimer ma colère face à l’École et face à l’Université de Montréal. Les champignons, y’en a encore beaucoup trop ! Sans doute que ça aide à cultiver mon sentiment d’appartenance !

Mots-clés : Autres sports (6)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.