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24 février : Le porte-bonheur de la gazelle

Désolée pour mon absence de la semaine dernière. J’étais au Maroc, à Marrakech, malade, et je n’ai pas pu envoyer mon texte à temps. Marrakech, c’est :

  • Une ville que j’ai atteinte depuis Barcelone par un voyage de 36 heures en autobus, dont quelques-unes sur un traversier pour passer dans le détroit de Gibraltar.
  • Une ville où il faut vraiment faire gaffe à pas s’faire voler.
  • Une ville où il faut aussi faire gaffe à ce qu’on mange et ce qu’on boit.
  • Une ville où, du coup, j’utilisais de l’eau en bouteille même pour me brosser les dents.
  • Une ville où il y a beaucoup de poussière et où les mobylettes polluent épouvantablement.
  • Une ville où TOUT se marchande. Les courses en taxi, les babouches, les narguilés, les épices, la théière que Delphine-Ma soeur m’a chargée de lui rapporter du souk…
  • Une ville où j’ai vu des vrais marchands d’tapis!
  • Une ville de deux couleurs : rose terre cuite pour les constructions et vert pour les palmiers.
  • Une ville où j’ai enfin réussi à voir des cigognes! Je regrettais un peu de ne pas avoir eu le temps de voir celles de l’Orangerie de Strasbourg et je ne m’attendais pas à en voir dans le ciel du Maroc. Une belle surprise.
  • Une ville où l’on peut voir de magnifiques levers de soleil sur la face ouest de l’Atlas.
  • Une ville où pour la première fois de ma vie je me suis fait balancer dans la flotte toute habillée, chaussures et lunettes incluses. Ouais, un soir, dans la belle piscine de l’hôtel, par deux abrutis (Le Grand Dam et son frangin). Enfin… Au moins, j’ai eu ma petite revanche puisque, au bout du compte, on était trois abrutis complètement détrempés à remonter dans les chambres en essayant de s’essorer.
  • Une ville où les hommes appellent les femmes «gazelles».
  • Une ville où un artisan m’a sculpté un petit pendentif en bois de cèdre puis me l’a tendu en me disant : «Porte-bonheur. Pour la gazelle».
  • Une ville où je suis tombée malade. Une sale gastro avec une sale fièvre. Porte-bonheur, mon œil…
  • Une ville que j’ai quittée pas tout à fait rétablie. Croyez-moi, 36 heures de bus et de traversier sur une fin de gastro, c’est LONG. Et puis ça bougeait pas mal sur le bateau au retour, le mal de mer s’est ajouté à la fête… Mais bon, je n’ai plus le droit de me plaindre, ça aurait pu remuer beaucoup plus fort que ça car Marrakech est, en terminant, une ville que j’ai quittée bien peu de temps avant que le tremblement de terre ne secoue le pays.

MAUDE – Finalement, le porte-bonheur de la gazelle fonctionne peut-être… – BOILLOT
P.S. : T’inquiète pas Delphine, je t’ai bargainé une super belle théière! Y’a que pour le plateau que je me suis fait avoir solide mais bon, c’est le métier qui rentre… Et puis comme me disait un ami, un touriste qui ne se fait pas avoir, c’est pas un vrai touriste…
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Crédit photo : Damien Forthomme
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*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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