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Quand est-ce qu’ils reviennent?

Le groupe français Tryo a foulé les planches du Métropolis mercredi et jeudi passé suite à la sortie de leur plus récent album, Ladilafé, en août 2012. La soirée de mercredi fut fort réussie. Dès la première chanson, les mélodies à forte influences reggae du groupe ont entraînées les montréalais. Le public, conquis d’avance, a succombé à leurs plus récentes et à leurs plus anciennes compositions.

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Grande fan de Grain de sable sorti en 2003, j’avais peu écouté leurs plus récents albums. Mais quel plaisir j’ai eu à découvrir leurs nouvelles chansons en spectacle! Les albums Ce que l’on sème et Ladilafé m’ont beaucoup plus. J’ai particulièrement appréciée la pièce « Brian Williamson » qui dénonce l’homophobie et « Greenwashing » qui s’en prend à l’industrie qui se prétend « verte ». L’engagement social de Tryo qui m’avait plu sur Grain de sable est donc toujours une inspiration pour leurs nouvelles chansons. Les harmonies vocales du groupe sont toujours aussi saisissantes et les rythmes toujours aussi entraînants.

En observant la foule présente au Métropolis mercredi soir, il était facile de constater que les fans de Tryo s’étalent sur plus d’une génération. Certains spectateurs ne devaient pas l’âge de voter, alors que d’autres étaient peut-être grands-parents! Le succès groupe vient probablement de l’équilibre entre leurs chansons ayant des thèmes intemporels, comme l’amour et le respect des aînés, et celles plus provocantes abordant des thèmes d’actualité. Il y a donc de tout pour tous dans la discographie de Tryo.

Actif depuis 1995, les membres du groupe sont très à l’aise sur scène. La chimie entre Guizmo, Mali, Manu et Danielito était palpable tout au long de la soirée. On les sentait bien rodés, aucunement déstabilisés. Ils ont adaptés les paroles de certaines chansons au Québec et Mali a même emprunté le téléphone d’une de ses fans pour appeler le frère de cette dernière! Le groupe a aussi offert deux rappels, pour le plus grand plaisir de la foule. Ne reste maintenant plus qu’à attendre leur retour à Montréal!




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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