Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

24 heures pour sauver le Colonel Padafi

Une famille en or

Lorsqu’un père de famille décide de dévoiler son passé d’espion à ses six enfants, il s’attend à tout sauf… à ce que quatre d’entre eux, interloqués, confessent à leur tour qu’ils font partie de la « grande maison ». Les deux autres, plus réfractaires, se demandent ce qu’ils ont fait pour mériter d’être mêlés à de telles affaires! D’autant plus que le fils aîné se voit confier une mission de la plus haute importance : il faut assurer la sécurité du sulfureux Colonel Padafi lors de sa visite à l’Elysée. Toute la famille doit alors servir la cause nationale, même si cela implique d’accepter dans son foyer une gogo-danseuse du Pas-de-Calais. Mais dans une telle famille, un espion peut en cacher un autre. Et dans ce petit jeu, c’est probablement la candide mère de famille qui a le plus de secrets dissimulés…

Mission réussie

24 heures pour maîtriser une pièce de théâtre. Mission impossible me direz-vous. N’en soyez pas si sûrs! Certes, quelques hésitations peuvent être décelées par le spectateur pointilleux, mais la troupe arrive à nous tenir en haleine à travers la succession de petits tableaux qui composent la pièce et à nous transmettre les émotions des différents protagonistes. Il faut dire que le choix d’un texte court, assorti d’une mise en scène astucieuse, est particulièrement indiqué sur ce type d’exercice, et permet aux acteurs d’avoir plus de temps pour l’interprétation de leur personnage. Ainsi, parallèlement à l’intrigue, la reconstitution du très célèbre débat de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle française entre Nicolas Sarkophile et Ségolène Royal-Canin a su transformer les sourires des spectateurs en authentiques éclats de rire. Un autre moyen de prouver que 24 heures suffisent à rentrer dans la peau d’un personnage.

En somme, nous avons passé un bon moment devant une pièce courte et haute en couleur, jouée par des acteurs visiblement peu ébranlés par leur courte nuit. Félicitations aux acteurs, metteurs en scène, régisseurs qui ont participé, avec succès, à cette aventure d’un jour.

 




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

Dans la même catégorie

Un jour ou l’autre : Des femmes d’ambition

20 mars 2008

Un jour ou l’autre de Brigitte Poupart fait abstraction du temps et regroupe pendant un court instant quelques grandes femmes de l’histoire. La grand-maman (Monique Mercure) d’une certaine Marie (alter ego de Poupart) partage les lettres de sa petite-fille avec Jeanne d’Arc (jouée par Poupart), Georges Sand (Betty Bonifassi), Louise Michel (Enrika Boucher) et Yolanda Pelucio qui est la mère d’Ingrid Bétancourt. Des similitudes ressortent entre les vies de ces femmes malgré les 600...

Poly-théâtre en spectacle

13 septembre 2013

Pourquoi tu dois aller voir «Le Rire de la Mer»? Article en 5 actes par Laurence Olivier Marion-Ouellet C’est le 12, 13 et 14 septembre à 20h que d’heureux spectateurs iront rire et pleurer au Pavillon J.A. DeSève, puisque c’est à ce moment que la pièce de théâtre «Le Rire de la Mer», mise en scène par Francis Bulota, sera jouée dans toute sa splendeur. Écrite par un auteur québécois, Pierre-Michel Tremblay (À ne pas...

Tyr aux Foufounes Électriques

31 mai 2010

Entre l’invasion mélodique des Vikings de Tyr aux Foufounes Électriques et la performance époustouflante du leader de Sigur Rós (Jonsi) au Métropolis, le dimanche 2 mai dernier était définitivement scandinave à Montréal. Mais ce soir-là il fallait faire un choix déchirant, et mon cœur s’est porté vers le charme brutal des îles Féroé. Ce show vient compléter parfaitement le défilé du Pagan Metal (forme de folk metal basé sur la mythologie nordique) qui a...