Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

École monotechnique

Un poème sur l'apathie envers la santé mentale décimant la vie étudiante à l'École.

École monotechnique

Des ponts effondrés, dont la rouille règne
Trahison vilaine de rêveries lointaines,
Des âmes massacrées en négligence
D’un ingénieur, damne à jamais ses étudiants.
Les semaines éperdues à calculer
La note requise, de justesse passer
Crédit sur crédit de cours ardus ne suffit;
L’ingénieur n’est qu’une piètre machine.

Aux jeunes lettrés les récits de Poe,
Et éternelles sont leurs montagnes de prose.
Quant au commerce, les étudiants vivent
Libres du supplice et du whiskey ivres.
Ce nectar des fêtards ici est interdit,
Que ce soit par la loi de la Poly,
Sa charge de travail, ou la folie
De considérer notre souffrance son ami.

Il est souvent dit du trop-de-stress un fléau,
Et pourtant nos profs la voient leur roseau;
Produit de leurs efforts d’avancer l’Homme,
Oublient-ils des étudiants déprimés le sort.
Si on s’en plaint, un courriel dans le vide
Nous invite à en «parler», sans aucun suivi.
Mais dites-moi, si vous voulez, — et s’il vous plaît–
Qui fait du génie quand saigne sa plaie?

Vous vous dites «Poly» — techniques, oui;
Mais responsables seulement face au publique,
Enterrez sous le sable les peines modiques
De l’abeille dont la soif est maudite.
Alors, monsieur Président, rectifiez le nom
Des écoles de génie la Joconde;
L’École Monotechnique de Montréal!
Au moins, votre apathie est honnête, idéale.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.
Publicité-- --Publicité