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Démocratie : le vote voué à l’échec?

L’échec, c’est de ne pas avoir satisfait aux attentes. C’est ce que nous pouvons constater au pays, et plus précisément au Québec. L’attente générale est d’avoir des leaders pour accomplir les promesses électorales pour lesquelles ils ont été élus. Mais...

Mais le gouvernement de Justin Trudeau a donné le feu vert pour accroître la production de pétrole, alors qu’il disait être sensible à l’environnement. Le gouvernement Couillard, avec son ministre de la Santé, qui a augmenté significativement la rémunération des médecins spécialistes pour supposément améliorer l’efficience du système de santé, quand personne, à part le gouvernement dans sa tour d’ivoire, constate le progrès de ses politiques. Et ayant coupé dans le financement de l’éducation pour ensuite prétendre avoir investi plus d’argent dedans… Au pays, le peuple a mis au pouvoir de vrais orateurs, mais profiteurs, menteurs et manipulateurs sans scrupules pour les générations futures, pour la dignité de nos aînés – les fameux bains par semaine en CHSLD et le manque de financement dans les ressources humaines dans le secteur public – et pour la redistribution de la richesse.

Les électeurs : de mauvais recruteurs

Aux environs de 2012, il a été clairement établi que des membres du gouvernement de M. Jean Charest, sous la bannière du Parti libéral du Québec (PLQ), ont été impliqués dans la collusion de l’industrie de la construction et dans la corruption. Chose pourtant pas si étonnante quand ce parti règne depuis 2003, à l’exception d’une pause de moins de 2 ans avec la brève direction de l’État par la première Première ministre du Québec Mme Pauline Marois, qui a été délogée du pouvoir par les mêmes qui ont élu le parti libéral. Aujourd’hui, c’est toujours le même parti qui est au pouvoir, avec un ancien ministre de la santé à la tête, et sensiblement les mêmes éléments, incluant la philosophie, la manière de penser et d’agir, toujours présents depuis 2012, comme nier son propre tort, nier ses propres erreurs. Oh! Ai-je mentionné que le Premier Ministre et le ministre de la Santé sont médecins? Des médecins au pouvoir pour engraisser les pattes de leurs confrères et consoeurs avec les fonds publics, n’y a-t-il pas là un conflit d’intérêt? Sinon, minimalement, un problème d’éthique!

Contre-pouvoir désuet

Or, si c’était un employeur qui délègue des responsabilités importantes à ses employés, lesquelles ne font pas leur travaille dans les règles de l’art, racontent des mensonges, utilisent l’argent de l’entreprise incorrectement, utilisent des méthodes pas très orthodoxes pour parvenir à leurs fins, ils seraient mis à la porte au plus sacrant! Mais le régime politique actuel empêche la population de démettre le gouvernement au pouvoir assez efficacement pour forcer les politiciens à réfléchir à deux fois avant de fourber la population. Même le quatrième pouvoir a de la difficulté d’être le contre-pouvoir du Politique. À l’ère des médias sociaux et des fakes news, et avec Trump à la présidence des États-Unis, c’est une triste constatation que les médias et la presse n’ont plus la force de refroidir les ardeurs des politiciens véreux et que la population devient plus stupide politiquement avec ce tsunami d’informations dont elle n’est pas incapable de gérer.

Ma prévision

Selon certaines écoles de pensées, le passé est garant de l’avenir. Alors, je prédis la réélection du Parti libéral du Québec le 1er octobre prochain, considérant que le taux de participation est faible et que c’est très probable que ce sont majoritairement les mêmes personnes qui vont voter d’une élection à l’autre, et donc qui ont fait élire inconditionnellement le Parti libéral du Québec ces dernières années. Ça, c’est de l’amour…aveugle.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.