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Le festival Virée classique de l’OSM

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@osmconcerts

Du 29 août au 2 septembre dernier, l’OSM (Orchestre Symphonique de Montréal) présentait le festival Virée classique. Il s’agit d’un marathon de plus de 30 concerts et d’activités reliées à la musique se déroulant à la Place des arts. En salle ou au détour des voies souterraines se retrouvent, dans le plus vaste complexe culturel et artistique au Canada, les musiciens du Monde.

Cette 7ème édition de la Virée classique a commencé avec un grand concert gratuit à l’Esplanade du Parc olympique. Le ciel, éclaircit pour l’occasion, a permis au public de profiter de ce spectacle en plein air aux couleurs d’Orient. La suite symphonique Schéhérazade de Rimski-Korsakov, accompagnée du cirque Éloize et dirigée par maestro Nagano, nous raconte, à leur manière, les milles et une nuits. L’animateur et porte-parole de la Virée classique, Emmanuel Bilodeau, traduisait en paroles l’orchestre, la danse et les acrobaties dont la scène était saturée. Nous étions nombreux au rendez-vous et tenaces à l’écoute, et ce, malgré les quelques gouttes de pluie en fin de soirée. Une ouverture en grand qui incite à découvrir avec enthousiasme le reste du programme.

J’ai eu la chance d’assister au premier (1) et dernier (31) concert dans les salles le Piano Nobile et la Maison Symphonique. Ce fut deux expériences riches de découvertes.

Piano Nobile

La musique classique du Moyen-Orient

Le Piano Nobile est un espace annexe de la Salle Wilfrid-Pelletier qui peut accueillir jusqu’à 500 personnes. Cette fois-ci, au centre des imposants escaliers, se trouvaient trois musiciens originaires du Moyen-Orient et dont la renommée est internationale. Nazih Borish, Didem Basar et Joseph Khoury nous font voyager grâce aux mélodies classiques de la Syrie, de la Turquie, mais aussi par quelques compositions originales. J’ai eu l’impression de tendre l’oreille à un récit, qui parfois berce et parfois donne envie de danser. Nazih Borish, initié au Oud par son père très jeune, puis autodidacte, nous présente sa maîtrise de cet instrument vibrant d’émotions. Didem Basar, au kanun, nous fait découvrir les sonorités complexes de cet instrument pincé et Joseph Khoury partage son amour pour la musique au rythme de ses percussions orientales qui comprend la derbuka. À leur tour, chaque instrument se faisait entendre appuyé du murmure des deux autres et dans chaque mélodie se retrouvait un certain refrain. La lumière qui traversait les grandes fenêtres à l’arrière du public renforçait cette impression d’être privilégié dans cette salle et devant ces musiciens talentueux.

Concert de clôture : Tous en chœur

Tous en chœur !

C’est une clôture spectaculaire que nous a offert l’OSM à la Maison Symphonique. Pour commencer, que dire de cette salle majestueuse dont toutes les surfaces sont recouvertes de bois. On y admire les qualités esthétiques et y devine les qualités acoustiques confirmées plus tard par la succession de cinq chœurs de l’Alliance chorale du Québec. Accompagnés du piano, puis par l’orgue, ils ont interprété un large éventail de chants dont l’exécution était impressionnante tant leurs seules voix remplissaient cette grande salle. Nous étions d’ailleurs particulièrement bien placés pour observer tour à tour chaque unité composant les chœurs et apprécier davantage le doux ordre de voix en harmonie. Vers la fin, le temps se faisait long jusqu’à ce que je reconnaisse une comptine française qui raviva mon intérêt juste à temps pour la finale. Pour finir, ils sont tous montés sur scène et ont chanté à l’unisson au gré de la baguette de maestro Nagano, la figure emblématique de ce festival Virée classique.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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