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World Press photos: des images qui valent des milliers de mots

Cette année, l’exposition World Press Photos ouvre au public du 29 Août au 30 Septembre, situé dans le coin du Vieux Port, à côté du marché Bonsecours. Malgré la réputation de cette exposition, je ne m’attendais vraiment pas à ce que l’expérience me laisse aussi abasourdie, choquée, déçue, renversée, stupéfiée, etc..

Les images souvent difficiles à regarder, abordant des thèmes difficiles à vivre, mais qui reflètent pourtant la réalité de beaucoup d’individus en ce moment même. Une photo qui m’a marquée montrait des enfants camerounais n’étant pas plus âgées de 10 ans qui se font « repasser les seins » par leur mère, avec des pierres chaudes et des guenilles. Ce rituel est fait par des mères ou des grands-mères sur des petites filles dans l’idée de retarder leur maturité sexuelle et éviter qu’elles se fassent harceler ou violer. Le plus bouleversant dans tout ça est que leurs mères faisaient ça par amour pour les protéger. On handicap ces filles alors que le problème vient évidemment d’ailleurs, et avec la tradition qui est maintenue, cela voudrait dire qu’elles feront la même chose à leurs filles lorsqu’elles en auront.

Il y avait aussi une série de photos sur un groupe de jeunes filles, certaines âgées de seulement 12 ans, qui se sont fait enlevées de leurs villages pour se faire convertir en kamikazes. L’idée était de les maquiller et de cacher des explosifs sous leur vêtements pour les faire exploser dans des lieux très peuplés. Celles-ci ont cependant réussi à s’échapper, mais ce n’est pas toujours le cas pour d’autres enfants kidnappées. La réalité donne froid au dos.

L’exposition comportait aussi quelques photos mignonnes, comme celles de deux sœurs dans une petite ville autrichienne de 170 habitants qui vivent leur vie dans la paix. Mais le réconfort s’arrête là, la plupart des autres clichés étaient pas mal frappantes. De réfugiés à des protestants en feu, des civils ensanglantés, des fillettes kidnappés, des travailleuses de sexe, des jeunes dans la rue… La réalité n’est pas toujours comme celle de ces deux sœurs.

Parfois on prend pour acquis nos droits, notre sécurité et l’éducation qui nous est fournie au Canada, même le fait que je pouvais voir et faire l’expérience d’une exposition aussi marquante du confort d’une belle salle climatisée. #mypriviledgeischecked

 

Dans le confort d'une salle climatisée.

Dans le confort d’une salle climatisée.

Je vous invite fortement à faire l’expérience du World Press par vous-même, seul ou avec un(e) ami(e). Ce n’est pas vraiment le genre d’exposé où on s’amuse en groupe, mais plutôt pour une sobre contemplation de la réalité qui sévit dans ce monde.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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