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Montebello Rockfest: les après-mathématiques.

Avec une population de moins de 1000 habitants et un downtown qui s’étend en fait sur une seule rue, Montebello est une petite destination touristique tout à fait tranquille le reste de l’année. La fin de semaine du 14-16 juin par contre, la ville a été possédée par l’esprit du Rockfest qui revient la hanter à chaque année depuis 2005. Montebello était pleine à craquer de dizaines jusqu’à des centaines de milliers de fanatiques de rock. Pour vous donner une idée, juste pour le parking il a fallu se trouver un spot à 40 minutes de marche et se faire donner un lift par un habitant local à tracteur sur la moitié du trajet. Malgré tout (ou bien justement à cause de ça) l’expérience du Rockfest a été charmante à sa façon bien unique. Après un trajet de deux heures de qui a fini par en durer cinq, on est arrivés sur le site du Rockfest. J’étais un peu déçue de manquer la performance de Weezer et The Used à cause du stationnement mais au moins on était arrivées juste à temps pour celle de Jimmy Eat World à la scène principale. Je ne l’aurais manqué pour rien au monde! Hear you me, Love Never, Sweetness et The Middle ont été des chansons marquantes de mon adolescence. Quelle nostalgie…

Bruh. Même rendu à la troisième journée du festival, on ne ressentait aucunement la fatigue de la foule. Peut-être un peu plus sales et amochés qu’à la première journée, mais toujours aussi en délire. Toutes sortes de substances se faisaient boire et toutes sortes de choses se faisaient fumer, et toutes sortes d’objets et de gens se faisaient lancer dans les airs. Just Rockfest things.

Just rockfest things.

Surprenament (voire non car on est Canada), les gens étaient vraiment gentils et accueillants malgré leur états mentaux et physiques. Des locaux font griller des cuisses de dinde géantes sur la rue, tout le monde s’échangent des high-five. Malgré les groupes satanistes présents on ressentait bien qu’on était au Canada (soit ça ou bien les satanistes sont vraiment gentils et accueillants aussi). Pour la performance de Tenacious D, une des dernières à la scène principale du Rockfest, on avait calculé à peu près que 30000 personnes étaient présentes pour les entendre performer. Les gens étaient paquetés comme des sardines sur plusieurs kilomètres, je me demandais si les gens au fond voyaient quoi que ce soit…

Verdict

Si ce n’était du travail, je serais resté les 3 jours au Rockfest… L’énergie, les bands, l’ambiance en valent l’expérience. Même si tu n’as pas de place pour te parker, pas de place pour dormir, la bouffe est limitée à des foodtrucks, des hot-dogs et de la poutine, tu bois trois litres de bière par jour et tu fais tes besoins dans les toilettes portatives les moins sanitaires au monde, vivre le Rockfest est vraiment quelque chose de magique en soi. Rock on Montebello !

Un petit 30 000 fans auraient assisté à l’avant dernier spectacle.

 




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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