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La ballerine de verre

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© GrandsBalletsdeMontréal

 

 

Le Ballet national d’Ukraine nous a présenté ce mois-ci son adaptation de Cendrillon, conte populaire rendu notamment célèbre par ses versions de Charles Perrault et des frères Grimm.

 

 

 

© GrandsBalletsdeMontréal

 

Dirigés par la chorégraphe ukrainienne Aniko Rekhaviashvili sur les fantastiques airs de Prokofiev, les danseurs nous offrent une performance à couper le souffle et des personnages empreints de panache et de douceur. Ces tableaux, tout en subtilité, défilent, prenant appui sur la version du conte de Charles Perrault. Dans ce ballet classique en trois actes, c’est un véritable retour en enfance qui s’opère, entre les costumes scintillants, les jeux de lumières, les traits d’humour, la présence d’un corps de ballet harmonieux, s’exécutant à la perfection et de solistes aux enchaînements féeriques.

 

© GrandsBalletsdeMontréal

On notera particulièrement ici le rôle de la fée marraine, interprété par la danseuse Anastasiia Shevchenko qui a particulièrement retenu notre attention. Ses qualités de ballerine sont indéniables et marquantes. Elle interprète son rôle à la perfection et donne davantage envie de s’identifier à son personnage qu’à celui de Cendrillon. Les demi-sœurs, interprétées par Olena Filipieva et Mariia Tkalenko, présentent également des mouvements sublimant leur rôle grotesque et comique. Leurs danses en duo avec leurs prétendants sont à mourir de rire et réussir à présenter des mouvements aussi patauds avec autant de brio demande sans nul doute une technique extraordinaire. Il faut à ce titre saluer l’œuvre chorégraphique de Victor Litvinov. Ancien soliste pour le Ballet de l’Opéra de Kiev, il marqua son temps de ses performances emblématiques. Aujourd’hui maître de ballet pour l’Opéra national d’Ukraine, il nous offre un magnifique travail sur diverses œuvres du répertoire classique.

 

© GrandsBalletsdeMontréal

Finalement, et pour en revenir aux danseurs solistes, le prince (Iaroslav Tkachuk) et Cendrillon (Ganna Muromtseva) nous présentent également tous deux une très belle performance, mais s’avèrent tout de même moins lumineux que leurs acolytes. Le défi est en tout cas relevé avec brio et l’ensemble du ballet donne une délicieuse impression. On reste presque d’ailleurs sur notre faim, tant l’achèvement du conte se fait rapidement. Le dénouement semble ne prendre que quelques minutes et nous voilà déjà aux applaudissements.

 

 

Nous ayant déjà présenté le Mariage de Figaro au printemps dernier, nous pouvons espérer revoir le Ballet national d’Ukraine avec un nouveau programme l’année prochaine. Il laisse à chaque fois un souvenir indélébile dans nos esprits, marquant également nos cœurs d’une féerie enchanteresse. Le répertoire classique ne semble avoir aucun secret pour eux et la qualité de leurs représentations s’inscrit toujours davantage comme la marque de leur renommée.

 

 

 




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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