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Le Syndrome de Stockholm

Polythéâtre a le privilège de vous inviter au mariage d’Alice et Marc, qui se tiendra du 5 au 6 avril prochain, préparé avec amour par des étudiants de talentueux étudiants de Polytechnique.

Synopsis

La veille de son mariage, Marc rejoint ses amis Pierre, Nico et Adèle dans le manoir familial de leur père Johnny Rose, une ex-star du rock, à la retraite forcée depuis l’invention de la techno. Rapidement rejoints par d’autres amis, les voici prêts à en découdre avec quelques bonnes bouteilles, du bon son et un enthousiasme à toute épreuve. Mais les choses vont brusquement se compliquer quand Élise, l’ex petite amie de Marc, va s’inviter à la partie avec un seul et unique but en tête : le récupérer !

Bref, si vous êtes amateurs de soirées entre potes, de culture, de confiture, de bavardages, de badinages, et de digressions massives autour du syndrome de Stockholm, cette pièce est faite pour vous !

Vous découvrirez aussi pendant la soirée le sketch « A Portée de Main » de Anny Daprey, qui compte plus de bonne humeur et de jeux de mots que vous avez probablement osé en faire dans toute votre vie ! Et pour cause, il met en scène les cinq doigts de la main gauche de la mariée qui discutent ensemble. Ils sont inquiets, le marié a du retard…

L’image contient peut-être : 6 personnes, personnes souriantes, personnes debout

Relations humaines

Dans cette ambiance festive, on fait la connaissance de la famille Rose à la tête de laquelle Johnny Rose, star déchue du Rock ’n-Roll, exerce une influence étouffante en tant que chef de famille. C’est un père autoritaire, victime de son succès puis de sa chute en tant qu’artiste. Il en garde d’ailleurs un souvenir amer et le fait bien sentir à son entourage car il respecte le succès professionnel plus que les qualités humaines des protagonistes. Son regard carriériste affecte particulièrement ses enfants, qui cherchent à être aimé de ce père si dur. Ainsi Adèle et Nico, respectivement cadre hyperactive et professionnel fêtard, s’attireront le regard bienveillant de Johnny, qu’ils prendront pour de l’amour paternel. Tandis que Pierre, écrivain raté et son beau-frère Thierry, geek de métier, ne récolteront que du mépris et de l’incompréhension. Pourtant, cette exaltation du succès rend la plupart de ces personnages aveugles : à vouloir en mettre plein la vue avec leur réussite, ils cachent leurs problèmes et leurs vrais sentiments. Adèle est au bord de la rupture avec Thierry, chez Nico, un homme en détresse affective se cache derrière cette façade de dandy et surtout, Johnny cache un lourd secret derrière sa sévère figure de père méprisable. Personne n’ose s’afficher réellement et par leur orgueil, ils se gênent mutuellement et gardent en eux un ressentiment montant, prêt à exploser. Mais les personnages sont attachés entre eux par les liens familiaux et bien qu’ils soient en colère les uns envers les autres, ils ne peuvent pas s’empêcher de s’aimer : ils sont victimes du Syndrome de Stockholm.

De façon similaire, vous arrive-t-il de croiser ces personnes qui rêvent davantage à réussir au travail, plus que dans leurs relations? Ces gens qui oublient la richesse du contact humain. Ceux, frustrés, qui sont jugés sur leurs performances scolaires quand ils aimeraient partager leurs talents, leurs émotions ou simplement leur avis. Bref, connaissez-vous dans votre entourage des victimes, à la fois otages et dépendantes du regard des autres, du succès et de l’orgueil? Des victimes du syndrome de Stockholm ? Polythéâtre vous propose donc cette ‘’mélodie dramatique en sept pistes’’, pour finir la session sur une note de bonne humeur en dansant au son de Blur Indochine et Patrick Sébastien. Bref courrez voir sans hésiter cette pertinente comédie pour méditer avec humour le regard sur notre entourage.

 




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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