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Le tunnel malade?

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L'escalier central du tunnel (C) Chi-Huy Trinh, grâce à la gracieuseté de Polyphoto pour l'appareil photo

Au cours de la journée fatidique du 1er décembre 2017, la clientèle du campus de l’Université de Montréal a pu commencer à emprunter les deux tiers du tunnel de la rampe, aussi appelé affectueusement « tunnel de la montagne » ou « rampe d’accès », pour accéder aux pavillons universitaires environnants.

À ce moment-là, les escalators permettant la descente de la pente n’étaient pas encore accessibles, mais ceux permettant la montée l’étaient. En contre-partie, il y avait les escaliers blancs au milieu du tunnel pour compenser. En date du 1er février 2018, soit 2 mois plus tard, les escalators permettant la descente ne sont toujours pas en service, cachés derrières des plaques de bois. Le deuxième édicule au haut de la montagne n’est toujours pas ouvert. Le chemin le plus direct entre l’entrée du métro Université-de-Montréal et l’entrée du tunnel n’est toujours pas praticable.

Les portes

Quand les gens sont au bas du tunnel, ils doivent ouvrir deux niveaux de portes pour être officieusement entrés dans le tunnel. Avant, ce n’était qu’un niveau. Comme si ce n’était pas assez, l’inertie des portes est très élevée; il est difficile de pousser ou de tirer les portes, comme si elles étaient très, très pesantes. Or, une porte sert généralement à bloquer le passage quand elle est fermée et à ouvrir le passage quand elle est ouverte. Cela permet d’éviter que de la matière (solide, liquide ou gazeux) ne circule trop librement dans le passage et donc de pouvoir contrôler sa circulation. Les portes du tunnel servent plutôt à contrôler le passage des gens. Il suffit que la porte ne s’ouvre pas, donc d’être barrée, pour arrêter la circulation. Des serrures de porte auraient suffit. Mais il est difficile de déduire en quoi l’ajout du paramètre de l’inertie anormalement élevée de la porte sert à contrôler cette circulation. Serait-ce pour ralentir les gens qui sont trop pressés? Serait-ce pour épuiser prématurément les gens avant même qu’ils ne soient rendus à l’intérieur de leur institution d’enseignement? Serait-ce pour faire la sélection des gens qui ont droit de passer par le tunnel en discriminant selon la force physique de la personne? Dans ce cas-ci, les enfants d’un certain âge ne pourront pas circuler facilement par le tunnel, car ils dépendent des gens plus âgés pour leur ouvrir la porte, soit pour sortir, soit pour entrer. Et s’il y a des gens qui transportent un objet qui encombre les mains, ils dépendent alors des bons samaritains qui les aident à ouvrir les portes pour entrer et aussi pour sortir du tunnel. Dans l’éventualité où il n’y a personne dans les environs et que ladite personne essaie d’ouvrir une porte, ça risque facilement de laisser des marques et des égratignures diverses sur la porte.

Quand nous entrons dans le tunnel à partir du haut de la montagne, il n’y a qu’un seul niveau de porte à franchir, pas deux. Pourquoi une telle différence dans le traitement? D’abord, sachons que des portes fermées servent de pare-feu quand il y a un incendie. Mais cette information à elle seule ne suffit pas à expliquer pourquoi pas deux niveaux de portes au haut de la montagne aussi.

L’éclairage aux murs

Quand vient le moment de prendre le premier escalator adjacent au mur, les faisceaux lumineux de ces murs sont positionnés à éclairer la face de la personne qui prend l’escalator, voire tenter de l’aveugler. Comme si la lumière du soleil ne suffisait pas à être aveuglante, il faut en plus que des DEL fassent quelques instants de luminothérapie aux personnes non-consentantes. Pourquoi diriger la lumière du mur vers la face des personnes qui empruntent l’escalator? Nous ne sommes pourtant pas dans une salle de théâtre ou de cinéma! La lumière devrait être dirigée vers l’endroit où les gens vont, et non pas sur les gens eux-mêmes. Le pire est que ces sources lumineuses doivent obligatoirement pointer vers la personne sur toute sa hauteur, peu importe que l’escalator prenne la direction ascendante ou descendante.

Le goulot d’étranglement des escaliers

Quand les gens descendent les escaliers blancs situés entre les escalators, ils remarqueront que les lois de la physique sont tordus, au point que plus ils descendent les marches, plus ils sont attirés vers le centre des escaliers qui appliquent le principe physique de l’entonnoir, c’est-à-dire qu’un bout commence large pour ensuite devenir de plus en plus étroite. Cela contribue à des rapprochements physiques. Comme c’est bien pensé!

Les escaliers blancs

D’habitude, quand nous avons l’âge adulte, ce n’est plus un secret que les taches de bouette sont plus facilement visibles sur du tissu de couleur blanche que d’une couleur foncée. Mais pourquoi faire des escaliers blancs, même si ce n’est pas fait de tissu? Plus encore, nous pouvons voir qu’à certains endroits, les escaliers blancs sont vraiment tachés ou que la couche superficielle est en train de se dégrader.

L’aération?

À chaque étape de l’ascension, nous pouvons constater que la structure qui sépare l’escalier central et l’escalator possède plein de trous dans lesquels s’incruste la poussière, plein de poussière. C’est un phénomène qu’on observe généralement dans les bouches d’aération. Alors, pouvons-nous déduire que ces multiples orifices qui ornent ladite structure permettent l’aspiration de l’air? À quoi cela sert donc?

Les marécages

Quand il y a des précipitations à l’extérieur du tunnel, nous nous attendrions à limiter les conséquences de ces précipitations à l’intérieur du tunnel grâce à la présence des portes. Bien évidemment, les portes ne suffisent pas à empêcher la sloche d’entrer puisque beaucoup de bottes transportant de la neige passent par ces portes durant toute la journée et toute la soirée en hiver. Même un tapis ne suffit pas à absorber toute la sloche, ni le blower n’arrive à en faire évaporer substantiellement. En plus, il n’y a pas de système de drainage au plancher entièrement plat, parfaitement sans trou macroscopique pour vider l’eau du “bain” de neige. Il faut espérer que les concepteurs aient compris leur bourde et la corrigent au moins dans l’autre édicule en cours de construction.

Le fameux blower qui servait à sécher le plancher tapissé. (C) Chi-Huy Trinh, grâce à la gracieuseté de Polyphoto pour l’appareil photo

Sexe

En guise de conclusion, avez-vous remarqué que ce tunnel, dans son ensemble, possède une forme semblable aux organes reproducteurs du sexe féminin? Et comme si ce n’était pas assez, le pavillon Roger-Gaudry, qui est la pavillon juste derrière les édicules pour accéder au tunnel de la rampe, ne possède-t-il pas une forme grossièrement semblable aux organes reproducteurs du sexe masculin? De plus, à supposer que l’une des deux prémisses soit vraie, les gens qui fréquentent le campus en passant par là-bas ont-ils conscience qu’ils représentent bien le parcours des gamètes mâles? Ah! Les gens qui ont conçu ce campus avaient vraisemblablement de la suite dans les idées!




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.
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