Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Message au Registrariat

Aperçu article Message au Registrariat
Cliquer pour agrandir
 (lien ouvrant dans une nouvelle fenêtre)
Parodie du logo de Polytechnique Montréal

Courriel traîtant de l'interdiction d'étudier à temps partiel à Poly pour tous les étudiants du baccalauréat.

Bonjour,

Depuis l’Automne 2014 (trimestre où commençaient mes études à Polytechnique), je sais que l’École a un règlement stipulant l’interdiction d’étudier à temps partiel au baccalauréat, à moins de le justifier par une attestation médicale ou une lettre d’employeur ou sinon, que le trimestre précédant l’obtention du diplôme le requiert. Toutefois, les protagonistes de ce règlement semblent ne pas comprendre que les étudiants ne sont pas des objets ni des robots, et qu’ils ont une vie, l’une plus tumultueuse que celle de leurs pairs.

D’abord, je suis un adulte, majeur et vacciné, doté de raison. Je suis certainement le meilleur juge pour juger que je traverse actuellement une mauvaise passe et que la charge de travail doit être diminuée pour ne pas empirer ma situation et nuire à ma santé mentale et physique. De plus, je juge que cette mauvaise passe n’est pas assez grave pour tout abandonner et pas assez bonne pour étudier à temps plein. À moins d’être déclaré inapte au sens de la loi (le Code civil du Québec), je suis logiquement en autorité de décider en temps et lieu de ce qui est bien et de ce qui n’est pas bien pour moi, et je suis logiquement l’autorité à qui se référer en ce qui me concerne.

Conséquemment, est-ce qu’il faut absolument que j’aie un billet médical et médicaliser une chose banale de la vie (comme vivre de la peine, un deuil, avoir le fisc qui vous coure après, être victime d’un crime, entreprendre des démarches pour se défendre au Tribunal…) pour que le Registrariat veuille m’accorder le «privilège» d’étudier à temps partiel et d’avoir plus de temps, au fil des jours, pour me ressourcer? Cela va de toute évidence causer inutilement un engorgement supplémentaire au système de santé dans la région de Montréal et causer une dépense superflue des fonds publics à mon médecin. De plus, cela va me faire perdre du temps pour une chose qui n’est pas une maladie.

SVP, ne me parlez pas de lettre d’employeur, je ne suis pas employé.

À part un billet médical et une lettre d’employeur, avez-vous une solution raisonnable à me proposer pour que j’aie le «privilège» d’étudier à temps partiel et d’avoir plus de temps, au fil des jours, pour me ressourcer, tout en progressant dans mes études?

Sinon, n’hésitez pas à adresser mon courriel aux personnes défenseurs et gardiennes des Règlements régissant le fonctionnement du Registrariat pour qu’ils ne soient pas surpris si je dépose une plainte à l’Ombudsman… [NDLA ou une poursuite judiciaire]

Merci.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

Dans la même catégorie

Les Zapartistes

12 janvier 2007

Il y a de bonnes choses qui ne changent pas. Durant le temps des fêtes, les Zapartistes croquent, entre deux morceaux de tourtières, dans la revue de l’année, et votre humble chroniqueur a eu la chance d’y assister. Ce groupe humoristique à saveur politique a encore une fois bénéficié d’une publicité gratuite à l’aube de leurs représentations au Spectrum. L’an passé, Radio-Canada congédiait François Parenteau pour sa grande gueule amoureuse du Québec, allant jusqu’à...

Vivre à l’ombre ou au soleil ?

23 octobre 2009

Par Victoria Lakiza, Stagiaire ISF outre-mer - Été 2009 Les sujets de cet article seront également abordés plus en détails lors d’un atelier ISF ouvert à tous, le 6 novembre 2009. Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi la grande majorité des pays en développement sont des pays où il fait chaud et que la majorité des pays les plus nantis sont les pays au nord du 35e parallèle Nord ? Est-ce qu’on vous a déjà répondu...

De l’alcoolisme à Polytechnique

6 octobre 2006

Par V. Boudreault J’aimerais réagir à un texte paru dans le Polyscope de la semaine passée dont le titre était : «Vos cotisations servent-elles à gâter les impliqués». Je ne veux nullement contester ici à l’auteur les quelques privilèges qui accompagnent la dure vie d’impliqué dans cette école, une réalité évidemment remplie de sacrifices et d’exemples d’abnégation. Je le sais, puisque je suis aussi un impliqué, depuis trois ans. Ce qui m’agace un peu,...