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Magnificence de Bach et Mozart

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    Martin Fröst

    Dans le cadre du festival de Bach qui s’achèvera le 3 décembre, l’Orchestre Symphonique de Montréal, conduit par le chef d’orchestre Masaaki Suzuki, nous a fait voyager dans les volutes de Bach et Mozart, le temps d’une soirée.

     

     

    Avant même le début des festivités, nous avons eu la chance d’écouter jouer l’organiste Rashaan Allwood, lauréat du premier prix au Concours OSM Manuvie 2016. Lors de ce préconcert, il nous a présenté une pièce de Mozart (Ouverture en do majeur, K. 399/385i), deux de Schumann (Six études en forme de canon, op. 56 : « Mit innigem Ausdruck » (no2) et six fugues sur le nom de B.A.C.H., op.60 : « Lebhaft » (no5) et « Mit sanften Stimmen » (no3)) et une de Bach (Passacaille en do mineur, BWV 582). Son interprétation de l’œuvre de Bach fut absolument sublime, jouant les vingt et une variations produites par Bach depuis un thème de huit mesures qu’il élabora à partir du Trio de Passacaille d’André Raison, avec ingéniosité et rigueur.

     

    L’Orchestre Symphonique de Montréal s’est ensuite réapproprié la scène avec l’« Ouverture » (K.527) du Don Giovanni de Mozart. Dans son jeu, l’orchestre mit bien en évidence la double nature de l’opéra de Mozart que cette ouverture annonce. Il conféra toute la puissance requise à une entrée en matière forte et terrifiante qui met en exergue tout le sérieux et le tragique de l’œuvre, s’opposant à ses travers humoristiques, insouciants et comiques qui se révèlent dans la seconde partie avec un Allegro léger et plein d’entrain.

    La seconde œuvre proposée est également choisie parmi celles de Mozart et c’est cette fois le Concerto pour clarinette en la majeur (K.622) qui fut sélectionné, afin de mettre en valeur la performance du clarinettiste Martin Fröst, invité pour l’occasion. Plus qu’une interprétation, ce musicien transcenda l’œuvre de sa gestuelle, dansant avec son instrument au rythme des violoncelles et des flûtes qui accompagnèrent cette œuvre avec légèreté, grâce et joie.

    Après l’entracte c’est au tour du flûtiste Timothy Hutchins d’accompagner l’orchestre pour interpréter la fameuse Suite pour orchestre no2 en si mineur (BWV 1067) de Jean Sébastien Bach. Composée d’une ouverture, une série de danses stylisées venues de divers pays et enfin d’un morceau qui permet à la flûte de se promener joyeusement dans une sorte de mouvement perpétuel, cette œuvre est notamment connue pour être la seule composée pour flûte solo et orchestre qui nous soit restée du compositeur. On retiendra la Polonaise que l’orchestre a magnifiquement bien interprété, mais moins la Badinerie, dans laquelle Timothy Hutchins n’arrive malheureusement pas à se démarquer du reste de l’orchestre. Malgré sa technique, il en sera de même pour la plupart des composantes de cette suite, ce qui laisse une petite frustration quant à la gestion du volume sonore de l’orchestre par rapport à celui de notre soliste.

    Finalement, Mozart reviendra en force avec une interprétation de sa Symphonie no31 en ré majeur (K.297 (300a)) « Paris ». Composée pour plaire au goût du public parisien de l’époque, cette symphonie ne comporte donc pas de Menuet et requière un supplément complet de vents ainsi qu’une paire de timbales. Avec sa ligne harmonique simple qui court tout au long de l’œuvre, le dernier mouvement a été particulièrement bien exécuté par l’orchestre qui, démarrant tout doucement, a tout à fait réussi à surprendre le public par l’éclatement soudain d’une puissance exubérante et joyeuse qui rendit toute sa beauté à l’œuvre.

     

     

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