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Angus & Julia Stone : la salle déborde !

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    Angus & Julia Stone

    Un nombre sous-estimé de demandes frappait l’organisation du concert avant même la fermeture des ventes : le fait que le concert soit déplacé du Club Soda au MTelus pour satisfaire un plus grand nombre de fans annonçait déjà la couleur !

    Mais revenons sur l’origine de ce phénomène.

    Le frère et la sœur, baignent dans un univers musical dès leur plus tendre enfance, avec des parents qui performaient en duo avant même leur naissance.  Ils grandissent avec leur grande sœur Catherine, tous les trois entrainés à divers instruments de musique et pratiquant directement sur scène pour accompagner leurs parents à l’occasion. Mais pour le duo, c’est lors d’un voyage en Amérique latine que tout commence. Partageant leurs créations respectives et leur passion pour le folk, ils commencent à jouer ensemble. Le groupe Angus & Julia Stone est alors officiellement fondé en 2006 lors du retour de Julia en Australie.

    Les jumeaux commencent par se faire connaître sur leur terre natale avec la sortie de leur premier album en 2007, A Book Like This, qui devient disque de platine. Puis, c’est une carrière internationale qui s’ouvre à eux avec la promotion de leur second album en 2009, Down The Way, qui inclut d’ailleurs leur fameux morceau Big Jet Plane, qui fut sur toutes les lèvres. De là, une tournée à l’étranger s’engage, qui viendra malheureusement à bout du duo. De 2010 à 2013, ils évoluent chacun dans une carrière solo, desquelles ils tireront quelques albums personnels. Mais leur popularité en tant que paire ne les quitte plus et ils cèdent à l’envie de rejouer ensemble dès 2014. Ils sortent la même année un album éponyme qui se révèlera être leur plus gros succès, en tout cas jusqu’à aujourd’hui.

    Enfin, ils organisent une nouvelle tournée internationale en 2017 pour promouvoir leur nouvel album sorti la même année : Snow. C’est une véritable folie qui s’empare des fans aux quatre coins du monde et la grande majorité de leurs dates affichent complet avant même qu’ils s’envolent pour leur première destination. Évidemment, Montréal ne fut pas en reste et c’est dans ce cadre d’effervescence que nous avons pu partager un moment inoubliable le 14 novembre dernier.

    Le concert s’ouvre sur une première partie du chanteur Luke Sital-Singh, qui nous offre sa musique folk aux reflets de rock londonien. Face à un public peu réceptif et déconcentré il ne se démonte pas et propose avec ferveur plusieurs de ses titres, dont 21st Century Heartbeat et Nothing Stays the Same. On sent dans sa voix une intensité, pas toujours canalisée, provoquée par une émotion forte d’un concert de début de carrière, mais il se retrouve globalement à la hauteur de la taille et du goût du public auquel il doit faire face et dont il semble très heureux.

    Après une pause technique excessive, l’attention des spectateurs est instantanément happée par le bruit des talons d’Angus entrant sur scène. Un set de 18 chansons démarre alors, accompagné d’une projection d’images d’animaux et paysages sauvages, qui incarnent bien le côté folk et bohème qui colle à la peau du groupe depuis ses débuts. La voix de Julia, si entêtante, nous envoûte dès les premières notes. Tout le concert se fait dans un univers brumeux rendu possible par cette atmosphère songeuse dont le duo a le secret. Malgré la voix d’Angus qui manque de caractère, l’envoûtement opère. On regrettera tout de même la trop grande place que prennent les titres de leur dernier album par rapport à nos coups de cœur de ceux qui le précèdent, mais le principal y est. Après trois rappels qui reprendront Chocolates and Cigarettes, Harvest Moon et Soldier, Julia et Angus finissent par relâcher dans les rues de la ville des fans comblés qui se souviendront longtemps de cet unique passage au Québec pour leur tournée.

     

     

     




    *Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.
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