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QW4RTZ : a cappella

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QW4RTZ: Le meilleur des quatre - photo officielle du spectacle

Ce groupe de chanteurs a cappella d’origine québécoise, se présentait pour la première fois sur la scène du Théâtre Maisonneuve le 8 novembre dernier. Avec un premier spectacle d’ordre international qui mêlait humour et musique, ces quatre artistes réalisent leurs rêves de grandeur.

Louis Alexandre Beauchemin, Philippe Courchesne, François Dubé et François Pothier-Bouchard conquièrent leur public grâce à des personnalités hétérogènes et des talents bien à eux. Entre les dons de beatboxer de Louis Alexandre et les prouesses vocales de François Dubé (Fa2) qui nous laissent sans voix, l’assistance est conquise.

La prouesse artistique dans son ensemble est remarquable. Les chorégraphies imaginées par Steve Bolton sont comiques et entrainantes, on a notamment fondu pour le remake de La Valse à mille temps de Jacques Brel, que les mouvements chorégraphiés de ces quatre spécimens rendent hilarant. On salue également la mise en scène de Serge Postigo, à qui on doit en partie des moments humoristiques comme le doublage du Rondo Alla Turca de Mozart, devant lequel on fond complètement.

L’autodérision est de mise, ce qui ne fait qu’ajouter au sentiment d’attendrissement d’un auditoire québécois qui semble ému de voir leurs enfants déjà grands, prêts à s’envoler vers l’étranger pour accomplir leur avenir. Un parfum de fierté empreint de nostalgie embaume la salle et l’ovation que les chanteurs récoltent à la fin l’exprime haut et fort.

Le thème qu’ils ont choisi pour leur spectacle intitulé « Le meilleur des quatre » leur permet de faire valoir les talents qu’ils ne peuvent pas toujours exploiter lorsqu’ils évoluent en quatuor. On découvre alors que Louis Alexandre est un beatboxer hors pair, ce qui contrebalance la faiblesse vocale de son falsetto. François (Fa2), par contre, ne semble pas connaitre de limites. On l’admirait déjà pour sa voix de basse profonde qui soutenait les performances du groupe, mais son interprétation solo de Sweet Child O’Mine, du célèbre Guns & Roses, nous fait découvrir un Fa2 capable également d’envolées lyriques surprenantes et une capacité à atteindre des notes aigues qui semblaient pourtant hors de sa portée…mais impossible n’est pas François Dubé ! Les performances du baryton Philippe Courchesne et du ténor François Pothier-Bouchard bénéficient certainement moins d’ambivalence, mais ne sont pas pour autant négligeables. Supportant une bonne partie de la mélodie lors des interprétations de ce quatuor détonant, ils assurent une dynamique et une performance convaincantes.

Leur spectacle est bourré de charme et entraînant, jonglant parfaitement avec un humour communicatif et de jolies surprises musicales. Ils savent bouger et occupent l’espace d’une telle manière qu’on en oublie qu’ils restent seuls sur scène, sans aucune aide instrumentale. Cependant, s’il on met de côté leur humour débordant et leur performance scénique, leur technique vocale reste à perfectionner s’ils veulent atteindre le niveau international vers lequel ils semblent se mettre en marche. Peut-être serait-il intéressant de choisir avec plus de précaution leur répertoire d’interprétation qui peut parfois les desservir légèrement. On leur souhaite en tout cas beaucoup de réussite, comme leur succès semble le présager !

 

 

 




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.
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