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Sale Attente, la patience est un art abstrait

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  • À l’approche de la mi-session, des examens, des pleurs et des grincements de dents, Polythéâtre offre une fois de plus aux étudiants l’occasion de se détendre en présentant Sale Attente, une petite comédie burlesque qui vous arrachera un sourire à tous les coups.

    Isabelle, secrétaire du docteur Faustin, découvre l’acariâtre madame Ramo qui débarque à l’improviste, bien déterminée à se faire soigner sa dent sans délai. Seulement voilà, le docteur Faustin ne fait que des consultations sur rendez-vous, à moins qu’un désistement de dernière minute ne libère la chaise du dentiste, de gré ou de force. C’est donc dans la petite salle d’attente du dentiste que cette anti-héroïne opiniâtre plongera l’histoire dans un hilarant chaos.

    La dernière représentation est la meilleure

    D’aucuns des habitués de Polythéâtre saura que lors de la dernière représentation, il est d’usage chez les comédiens d’ajouter un moment d’improvisation lors de la pièce, et les acteurs s’en donnent à cœur joie. Entre les vannes sur les travaux de la rampe, les apartés inédits et l’apparition récurrente du très célèbre ananas Polythéâtre, les artistes ne manquent jamais une occasion de jouer des tours à leurs comparses sans que le public ne s’en aperçoive, du moins en théorie.

    Double maléfique

    Une réflexion sur l’antagoniste, madame Ramo : elle est un peu ce personnage machiavélique qui sommeille en nous lorsque l’on est impuissant face à une situation contrariante : un Mr Hyde prêt à tout pour parvenir à ses fins, quand on est coincé dans le métro ou quand on veut passer cette file d’attente. Néanmoins prenez garde à la réaction des gens que vous négligez sur votre passage, surtout chez le dentiste où les patients vous rendront la monnaie de votre pièce, surtout quand ils ont…   …une dent contre vous1!

    Bien loin des tragédies de Corneille ou Racine, Sale Attente est la juste réponse à la tension montante chez les étudiants qui voient déjà arriver la mi-session. Son histoire, légère et absurde, et ses personnages hauts en couleur accrochent facilement un sourire au visage du spectateur spectateur, aussitôt changé en rire. Malgré le niveau hétérogène des acteurs, Polythéâtre a su prendre soin de leur formation, présentant ainsi une pièce dynamique originale et plaisante : un spectacle de bonne facture, comme on les aime finalement.

     1. L’auteur assume pleinement cette boutade




    *Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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