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VoxPop: Asexualité 101

La semaine du 23 au 29 octobre est la semaine de l’asexualité. Pour en apprendre davantage sur le sujet, Le Polyscope a décidé d’aller interroger quelques étudiants asexuels qui ont eu la bonté de répondre à nos questions.

Peux-tu définir pour nos lecteurs ce qu’est l’asexualité?

Charlotte : L’asexualité est un spectre qui comporte plusieurs branches ; on y retrouve beaucoup d’identités distinctes, mais peu connues, toutes en lien avec un certain manque d’attirance sexuelle.

Shu : Selon moi, c’est lorsque quelqu’un ne ressent pas nécessairement l’envie d’avoir des activités sexuelles avec autrui ou tout seul.

Tina : L’asexualité est un mot qui décrit les gens qui ne ressentent pas d’attirance sexuelle envers les autres, ou qui ne désirent pas agir sur une attirance.

Ziad : Être asexuel, c’est ne pas ressentir d’attirance sexuelle envers qui que ce soit. Cette personne pourrait très bien avoir une libido élevée ou formuler consciemment l’envie d’avoir une relation sexuelle, mais ne sentira pas d’intérêt sexuel spontané envers une autre personne, peu importe son genre.

 

Quand as-tu mis un mot sur ce que tu ressentais?

Charlotte : Quand j’avais 16 ans.

Shu : Je pense m’être associée à ce mot à environ 17-18 ans.

Tina : Depuis le primaire j’ai remarqué que j’avais une attitude différente vis-à-vis la notion d’être en couple que les gens autour de moi; j’ai commencé à me questionner vers secondaire 2-3; puis à plus m’affirmer (envers moi-même) vers l’âge de 16-17 ans.

Ziad: À 15 ans.

 

Est-ce qu’être asexuel signifie faire partie de la communauté LGBT*?

Charlotte : Oui !

Tina : Y E P ! ! !

 

Que penses-tu des étiquettes?

Charlotte : Selon moi, les étiquettes sont bénéfiques. Elles permettent de mettre un mot sur ce que l’on ressent et ainsi comprendre que l’on n’est pas anormal ou brisé.

Shu : Je n’aime pas vraiment les étiquettes, car je trouve que cela restreint notre identité. J’aime mieux faire ce que je veux faire sans avoir à me conformer à certaines étiquettes.

Tina : Elles sont là pour les gens qui se sentent confortables de les porter, mais ni obligatoires ni nécessaires.

Ziad: Personnellement, je considère la sexualité comme quelque chose de changeant, mais j’arbore mon étiquette fièrement, tout en me disant que c’est correct si plus tard je me rends compte que ça a changé.

 

Si tu désires être en couple, préférerais-tu être avec une autre personne asexuelle ?

Shu : Cela ne me dérangerait pas d’être avec quelqu’un non-Ace, en autant que la personne soit compréhensive concernant ma faible libido et ma réserve à propos des activités sexuelles.

Tina : Cela ne me dérange pas, dans la mesure où certaines limites ne sont pas franchies.

 

Comment vois-tu la vie de couple?

Shu : Essentiellement, c’est deux personnes qui s’aiment bien et qui veulent être ensemble et le demeurer dans un futur proche. Je m’intéresse en premier lieu à la cohabitation de deux individus ensemble; à l’amour d’esprit plutôt qu’une connexion corporelle.

Ziad: Un mode de vie potentiellement merveilleux (imaginez vivre avec votre meilleur ami.e!), mais jusqu’à présent hypothétique.

 

Quelles sont les conceptions sur l’asexualité que tu trouves les plus ridicules?

Shu : L’idée que quelqu’un peut être “brisé” parce qu’il a un faible désir sexuel. La nature nous a fait tous différents et il n’y a rien de mal à ce que quelqu’un ressente plus ou moins l’envie de s’engager dans des actes sexuels de n’importe quelle nature.

Tina : Qu’aucune personne asexuelle n’a de relation, qu’elles ne ressentent pas d’amour sous aucune forme, que c’est un choix comme le célibat, que ça n’existe pas, que quelque chose de grave soit arrivé pour créer un traumatisme, que c’est une maladie,etc.

Ziad: Que c’est un problème d’hormones.

 

Pourquoi penses-tu que l’asexualité est si mal comprise?

Tina : Une raison peut être que les relations sexuelles/la sexualisation sont très mises de l’avant dans notre société à un tel point que beaucoup de personnes s’imaginent qu’une vie sans ces émotions est impossible, puisqu’elles font partie intégrante de notre quotidien.

 

Quel nourriture est meilleure que le sexe?

Charlotte : Tous les desserts!

Shu : La crème glacée!

Tina : Les crêpes!

Ziad: Tout ce qui contient du chocolat!




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.
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