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Le CIOC a clôturé son édition 2017 avec beaucoup de superbe

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    Hier soir, le Concours International d’Orgue Canadien présentait son concert gala de clôture à la Maison Symphonique de Montréal, qui mettait fin à sa 10ème édition. Les lauréats ont donc été annoncés après deux semaines d’épreuves qui ont vu s’affronter 20 concurrents virtuoses de moins de 35ans et de plus de 21 nationalités. Le gala s’est ouvert sur la remise des prix, puis, chacun des candidats victorieux nous a interprété des morceaux de sa sélection. La soirée musicale a débuté avec Nicholas Capozzoli, lauréat du troisième prix, qui nous a joué l’Ouverture de Paulus, du compositeur Mendelssohn, avec beaucoup de superbe. Bien que très doué, ses morceaux suivants, extraits de la Messe de la Pentecôte de Messiaen furent moins envoûtants. Monsieur Capozzoli a ensuite laissé place au lauréat du second prix, Olivier Brett, qui nous a d’abord ébloui par son Allegro vivace tiré de la Symphonie numéro 5 en fa mineur de Charles-Marie Widor, mais nous a ensuite légèrement laissé sur notre faim avec son choix du prélude et fugue sur le nom d’Alain de Maurice Duruflé. Malgré de très bonnes prestations, ces deux lauréats ont donc évolué dans une sélection musicale ne les mettant pas particulièrement en valeur.

    Alcée Chriss III

    A contrario, la sélection du grand lauréat du CIOC 2017, Alcée Chriss III, nous a totalement subjugués. Il a ouvert le bal avec le célèbre concerto en ré mineur de Bach (d’après Vivaldi) et nous en a donné une interprétation toute en nuances, réussissant avec brio les contrastes entre douceur et puissance, évoluant à travers le morceau avec un doigté précis et fluide. Son second choix, un peu moins entrainant, s’est porté sur l’andante espressivo de la sonate pour orgue (op. 28) de Sir Edward Elgar. Mais malgré la difficulté, Alcée Chris III réussit à faire s’envoler cette pièce, grâce à sa technique exceptionnelle. Son troisième morceau, plus audacieux, m’a beaucoup plu. Il s’est attaqué à une pièce de Art Tatum, Rhapsody after Art, en y appliquant sa propre transcription qui s’est avérée pleine d’ingéniosité et magnifiquement réussie ! Il nous a offert là un très beau moment, teinté de rythmes jazz. Conclure en trouvant une autre perle rare n’était pas chose facile et pourtant il y réussit une nouvelle fois avec brio. Nous avons eu droit à une interprétation de la chevauchée des Walkyries de Wagner absolument spectaculaire. Ce garçon réussit à faire vivre la musique avec une intensité rare. Sa maîtrise de l’orgue et de toutes les variations que peut offrir cet instrument hors norme est à la mesure de son génie et lui permet d’exploiter en profondeur tout son potentiel. L’instrument et le musicien ne font qu’un. J’espère que nous aurons très bientôt l’occasion de découvrir ses compositions sur le Grand Orgue Pierre-Béique de la Maison symphonique de Montréal ! Je salue le Concours International d’Orgue Canadien pour nous permettre chaque année de découvrir ces nouveaux musiciens de talents et de nous proposer toujours autant de qualité et de beauté.




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