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Olympia : Nicolas Jaar

Nicolas Jaar fait des siennes. L'Olympia témoigne.

En fin de sa tournée mondiale de 2017, le résident New-Yorkais Nicolas Jaar, producteur et moitié du groupe Darkside réitère son arrêt annuel à Montréal. Le 12 octobre passé, l’artiste électronique nomade effectuait donc son retour au Québec. À guichet-fermé, bien entendu. Darren J. Cunningham se chargeait de la première partie du spectacle avec sa touche de techno expérimentale aux influences R&B. Vous le connaissez probablement sous le nom d’Actress.

Le live set fut agréablement prévisible dans sa vision mais imprévisible dans les arrangements expérimentaux choisis, tantôt allongeant des morceaux de façon originale et tantôt flirtant avec la fibre créative que l’inspiration live lui offrait. Son répertoire connu fut utilisé, mais pas exhaustivement, ce qui est assez curieux pour un spectacle d’environ deux heures. Il faut aussi dire que la mise en scène faisait entièrement justice à l’ambiance musicale, sombre et glauque en introduction, puis plus nuancée et chaleureuse en montant, jusqu’à atteindre l’apothéose avec le déhanchement doux tant attendu par les fans. De l’expérimental en entrée avec de la nostalgie et du rythme au cœur de sa performance.

En plein spectacle, lorsque les morceaux choisis le permettaient, il agrémentait ses chansons d’une voix grave autotuned tout en se rapprochant de son public, un bel effet d’intimité à retenir. Les opus Space is Only Noise et Sirens furent mis de l’avant en comblant une bonne partie de sa liste. Une dernière fleur pour les fans en liesse : Mi Mujer en fin de spectacle. Cette chanson, initialement écrite à la blague par Jaar, décriait le cliché des chansons pop hispaniques à l’eau de rose. La blague fut toutefois victime de sa qualité… Depuix, Mi Mujer (Ma femme) s’est montrée si entrainante et accrocheuse qu’elle reste un incontournable tous ses spectacles. Elle fut donc soigneusement gardée pour son encore. Une fois de plus, prévisible mais satisfaisant.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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