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Just’une chronique : À la recherche de l’hiver perdu

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  • Drame – Un maudit français du sud s’est retrouvé bloqué dans la neige en juillet, un récit édifiant.

    Comme le laisse à penser le chapeau de cet article, je ne suis pas resté à Montréal ni revenu dans mes Cévennes natales où on peut faire cuire sa beigne sur le capot d’une voiture, vive la canicule. Spoiler donc, je vais vous parler de la Nouvelle-Zélande. État insulaire perdu au fin fond du Pacifique, la NZ comme l’appellent les autochtones est composée de deux îles principales et d’une myriades de petites îles. C’est donc de la plus grande île et la plus perd… la moins peuplée dont je vais vous parler : l’île du sud.

    Déjà peu de villes existent là-bas, et c’est un euphémisme car elles sont diablement animées. Avis aux estivants qui mangent à toutes les heures : sachez que des restaurants y ferment à 19h et que les «pires» lieux noctambules de Nouvelle-Zélande ferment très tard selon leur standard : 1 AM. Chers lecteurs, ceci n’est pas une heure de fermeture mais une bonne heure pour remettre un rapport où un devoir en retard. Câline de peuchère!

    Franz-Josef Glacier, J.CANO.

    Mais que se passe-il donc dans les autres 99 % du territoire ? Il y a-t’u des ours ? Pas pantoute. Sachez que le pire animal que vous rencontrerez là bas est terrifiant. Il est capable de vous charger, où de dévorer férocement une laitue, j’ai nommé… le mouton ! À la différence de sa voisine l’Australie, cet état ne possède pas des bestiaux dangereux mais plutôt gentils : des oiseaux qui ne volent pas (les kiwis, emblème… des forces aériennes!), des perroquets harceleurs de maudits touristes (les kéas) ou encore des rats-castors croches connus sous le nom d’opossums (idéal pour confectionner une tuque !). Pour résumer, c’est déroutant.

    « On dirait que la végétation est dans un autre espace vectoriel que la météo.»

    La déroute se poursuit au niveau des paysages, les trois photos jointes à cet article sont prises dans un rayon de vingt kilomètres. On passe de glaciers, à la jungle tropicale jusqu’à l’océan pacifique aussi rapidement. La Suisse, la Californie et le Paraguay réunis en un seul et même endroit, il faut le voir pour y croire… Mais oui, c’est possible ! Même des fleurs tropicales fleurissent à vingt centimètres de la neige, on dirait que la végétation est dans un autre espace vectoriel que la météo. Si vous aimez la botanique, vous vous tortureriez à chaque paradoxe que vous verrez.

    Franz-Josef Glacier, J.CANO.

    La neige, justement, venons-en aux faits. Notre équipée roula sur près de 200 kilomètres sans aucune localité afin d’atteindre un col où notre hôtel était. Et voilà, vingt centimètres de neige sont tombés dans la nuit et les autorités paniquées ont fermé toutes les routes menant au dit col et ce même après avoir déneigé. Attention donc si vous y allez, non vous ne raterez pas votre avion mais vous allez sans doute être très frustrés par le volume de neige qui bloque tout, même des français du sud en furent choqués, c’est dire!

    Pour conclure cette chronique, c’est un pays déroutant : il ne faut pas y venir pour l’animation mais les paysages et la faune sont charmants. La femme ou l’homme en quête de quiétude et d’aventure doit s’y rendre un jour, elle/il ne sera pas déçu(e). Malgré les aléas de la météo, c’est une place à voir, si vous aimez voler en avion (à 24H de Montréal). À ce propos, excusez, mon vol pour Marseille embarque du coup




    *Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.
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