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Olafur Eliasson : quand le moderne touche à notre terre

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  • Olafur nous accueille dans un monde nouveau, le nôtre. Alliant éléments naturels et pensée moderne, il nous fait poser un regard neuf sur les choses qui nous entourent. Sorte de beauté cachée, révélée par le mouvement qu’il produit en jouant avec la lumière. Jouant alternativement avec l’eau, le bois, le métal, le verre…et toujours ces lumières tantôt déclinaison des rayures de l’arc-en-ciel, tantôt blanches, pures, limpides. Toujours dans la recherche d’une mise en valeur du matériau par la prise d’un angle particulier, insolite ou classique, il éveille nos sens.

    Touchant à nos émotions, il nous transporte dans un état de fascination frôlant parfois l’hypnose. Je pense notamment à se première salle, que je conseillerais toutefois de voir en dernier. Devant faire un aller-retour au travers de toutes ses salles pour pouvoir ressortir de l’exposition, agencer l’exposition en terminant par la première salle, qui est un peu en retrait, est tout à fait envisageable et sans inconvénient. Cette salle donc…ce final. Et quel final! Une fontaine, une pièce noire et un flash de lumière presque aveuglant, marquant systématiquement la cinquième seconde écoulée. Il n’en suffit pas plus à Olafur pour nous envoûter. Au rythme des éclairs, ce sont des tableaux qui se figent sous nos yeux. Image sans cesse renouvelée, d’une fraction de seconde, de cette eau qui se tord, s’épanouit, se noue et disparaît instantanément. Juste un flash qui grave ces images dans notre mémoire de façon répétitive et infiniment unique.

    Pourquoi alors terminer par cette pluie de photos mentales ininterrompues ? Parce que ses autres installations vous transportent dans un état beaucoup plus tranquille, voguant sur une sensation de sérénité qui calme l’esprit. D’abord, on entre dans son monde par une pièce présentant trois projecteurs allant écraser leurs lumières contre de grands miroirs qui la leur renvoient. Ce jeu, un peu technique, travaillant avec les orientations respectives du projecteur et du miroir est amusant et plaisant. Puis, vous entrerez dans une pièce sombre où un faisceau de lumière blanche se projette horizontalement contre un cercle en verre tournant sur lui-même. L’association du mouvement rotatif et de la lumière fixe crée un jeu de formes se dessinant sur les murs, oscillant entre l’ombre furtive et le soleil éclatant. Après ce moment d’immersion, vous serez invités à vous diriger vers une grande salle coupée de grandes pièces de tissus, contre lesquelles se jettent des lumières de toutes les couleurs. Vous pourrez alors circuler entre les panneaux tendus, jouant avec votre ombre colorée qui se multiplie en dégradé de vert, de rose, de bleu, de jaune. Finalement, après l’excitation et le retour dans une enfance tient plus de l’œuvre pop art, vous atteindrez la dernière salle…

    Mais là…je préfère vous laisser un peu de mystère et celui-là en vaut la peine !

    Alors n’hésitez pas à aller (re)découvrir cet artiste inspiré. Il reste présent au Musée d’Art Contemporain jusqu’au début du mois d’octobre 2017, pour le plaisir de nos yeux et nos sens.




    *Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.
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