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Just’une Chronique : Thermodynamique géopolitique

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  • En tant que scientifique qui s’amuse souvent à rationaliser l’irrationnel afin qu’il y paraisse encore plus incompréhensible, j’ai décidé de m’attaquer à un problème bien (plus ou moins) clair pour nous tous ; la géopolitique.

    Modèle physique

    Les bons chercheurs vous le diront : avant d’appliquer des équations dans tous les sens, il nous faut trouver un modèle et la théorie qui va avec. Supposons premièrement une boule de 6 371 km de rayon dans lesquelles évoluent des particules h(i), elles sont au nombre approximatif de huit milliards. Pour simplifier le modèle, on supposera que ces dernières évoluent sur la surface de cette boule suivant des mouvement aléatoires dépendant de leur volonté.

    En effet, la volonté de chaque être est bien aléatoire du point de vue d’autrui sans connaître ce que fait ledit être. La boule est composée de 197 compartiments, aux frontières fermées ou non. On suppose que cette boule est régie par les lois de la physique statistique avec échange de matière : les particules peuvent ainsi bouger et transférer leur énergie librement. On appelle ce modèle l’ensemble grand-canonique.

    Il existe également la notion d’entropie, qui croit avec le nombre de possibilités de configuration du système. Souvent appelée la « mesure du désordre », on peut vite s’en rendre compte par une expérience très simple. Soient un chroniqueur du Polyscope, Jc(i) et son bureau B[Jc(i)], le nombre de configurations possibles de son bureau en période de finaux reflète l’organisation brouillonne de Jc(i). Supposons de surcroît qui soit français et chercheur, vous aurez alors une très belle illustration du phénomène entropique.

    Le deuxième principe de la thermodynamique, démontré en 1862 par le physicien allemand Rudolf Clausius s’applique à ce principe et il nous renseigne sur la chose suivante : « L’entropie d’un système isolé ne peut qu’augmenter ». Certes, et si nous revenions à la géopolitique, car l’auteur semble être un peu désordonné…

    Vous, ces particules

    Supposons que chaque particule h(i) est un être humain, la boule la Terre, les compartiments les pays. Maintenant il s’agit de savoir qui influence votre mouvement dans le monde qui vous entoure. La température politique d’un pays est facteur de cela, liée à l’entropie, elle est une mesure de l’agitation. Une particule sensée ira vers des zones plus froides si cela chauffe trop, les humains font de même. Les flux migratoires sont donc physiquement démontrables et inarrêtables puisque chacun cherche à évoluer vers une situation stable.

    Maintenant, supposons qu’un pays à « basse température », pour se préserver de l’agitation politique et du désordre mondial ferme hermétiquement ses frontières à ces flux. Le deuxième principe de la thermodynamique s’applique à lui. Ses particules, prisonnières à chaque petite crise iront vers de nouvelles configurations : le pays évoluerait alors dans une direction totalement aléatoire par rapport au monde. Il risquerait gros à faire ceci : des crises internes pourront voir le jour et loin de l’édifice terrestre, il ne pourra pas y recourir si rien ne va plus en son logis.

    De plus, fermer l’accès aux particules/humains nous fait aussi changer de modèle physique. On parle de statistique canonique : l’énergie peut se transmettre mais pas la matière. Traduit en langage géopolitique, les hommes ne circuleraient pas mais leurs convictions oui. Cela ne pose pas de problème si les convictions sont justes ou pacifistes. Que faire si celles-ci sont colporteuses de « vérités péremptoire s», de théories du complot ou tout simplement de pensées xénophobes ? Ceci est d’autant plus vrai qu’aujourd’hui nous avons accès à la technologie de l’information et ses légions de canaux et plate-formes de communication.

    Physiquement, déstabiliser un pays isolé en flux migratoires n’a jamais été aussi simple, et nous devons être conscients de ceci pour aujourd’hui et les années à venir.

     




    *Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.
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