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Quelques questions à Polythéâtre

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    À l’occasion de sa présentation de la pièce Le Jeu du pendu, Le Polyscope a voulu en savoir plus sur l’évènement. Penchons-nous donc sur la préparation du projet et sa mise en scène assurée par Sophie Sri O’Shaughnessey, membre de Polythéâtre depuis près de quatre ans…

    par Charles Albaret

    LE POLYSCOPE : Bonjour Sophie, nous sommes à deux semaines de la présentation, comment se passent les préparations?

    SOPHIE : Beaucoup de choses en fait, tout le montage technique par exemple, apporter sur scène les décors nécessaires à la pièce, faire les tests d’éclairage et de son. Il reste aussi à tester le maquillage des acteurs (en effet, un maquillage mal réalisé ou absent peut donner aux acteurs un teint blafard sous les projecteurs). Les acteurs doivent en plus travailler leurs déplacements sur la scène, pour rester naturel et mettre en valeur les acteurs qui jouent. Il faut s’entraîner sur les changements de décor qui demandent une bonne synchronisation pour être exécutés rapidement. Mais le plus important c’est la fin qui reste écrire, à réécrire en fait, puisque celle d’origine n’était pas tout à fait satisfaisante!

    LE POLYSCOPE : À deux semaines de la représentation?!

    SOPHIE : Absolument, il y aura donc le nouveau texte à apprendre et la mise en scène à revoir, mais ça se fait, le défi 24 heures l’a prouvé*! Ça demandera par contre un effort supplémentaire pour apprendre ce nouveau morceau de la pièce…

    LE POLYSCOPE : Votre sentiment sur les acteurs?

    SOPHIE : Je pense qu’ils sont prêts et je suis confiante quant au spectacle. Après tout l’effort investi dans la pratique c’est le temps pour eux de s’amuser sur la scène, devenir naturel lorsqu’ils jouent. La distribution a d’ailleurs été bien faite : les acteurs ont réussi à intégrer leurs personnages. On a eu des ateliers consacrés à l’assimilation des rôles, pour que chaque comédien connaisse l’état d’esprit de son personnage afin de jouer naturellement. C’est d’autant plus rassurant quand on sait que les membres n’avaient que 3 mois pour apprendre leurs répliques face aux 5-6 mois normalement nécessaires.

    LE POLYSCOPE : Avez-vous eu des imprévus en préparant la pièce?

    SOPHIE : Rien de majeur jusqu’à maintenant. Il peut en arriver pendant la répétition générale, et, on ne l’espère pas, avant la présentation finale.

    LE POLYSCOPE : En quoi consiste la répétition générale?

    SOPHIE : C’est là que toute l’équipe s’entraîne une dernière fois avant de jouer devant l’audience. On met les acteurs dans une situation similaire à la présentation devant le public, en costume et maquillage, avec tout le décor et l’éclairage. D’habitude on la fait 48 heures avant la présentation, ça permet aux participants d’avoir une journée de congé. En tant que metteuse en scène je n’ai alors plus grand-chose à faire. Il existe un dicton en théâtre qui dit que plus la répétition générale est mauvaise plus spectacle sera bon, alors j’espère qu’elle ne sera pas trop bonne!

    LE POLYSCOPE : Et juste avant la présentation?

    SOPHIE : Normalement les acteurs arrivent 2 ou 3 heures à l’avance, ils sont habitués aux horaires du spectacle puisque la répétition générale s’est faite aux mêmes heures. On leur laisse le temps de souper, se maquiller et enfiler les costumes. On fait aussi passer pendant ce temps de la musique, choisie par les acteurs, pour qu’ils puissent se détendre et se concentrer sur la pièce.

    LE POLYSCOPE : Merci beaucoup Sophie pour le temps consacré à l’entrevue. On rappelle que Le Jeu du pendu sera joué le 6, 7 et 8 avril 2017 à 20 h au Centre d’essai de l’UdeM. N’hésitez pas à encourager les artistes en leur prenant des billets tant qu’il en reste.




    *Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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