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Avec la liberté, viennent les poches vides : Les stages entrepreneuriaux

Le stage entrepeneurial est un moyen de prendre le temps, sans nuire à ses études, pour lancer les démarches entrepreneuriales. Encore méconnu, son mystère est sans doute temporaire, car la communauté polytechnicienne regorge clairement d’esprits innovateurs.

Éternel serviteur, pour servir son lectorat potentiellement entrepreneur, Le Polyscope s’adresse à la reine des stages de Polymtl, soit Mme Marie-Josée Dionne. Elle est responsable des coordonnateurs de stages et elle gère l’ensemble des stages entrepreneuriaux (SE).

Depuis quand poly nous fait confiance pour qu’on se gère?

Les SE sont arrivés suite à la création d’une jeune-pousse de deux étudiants d’info-log, en été 2013. Developpements Third Bridge embauche toujours des stagiaires, d’ailleurs. Ces stages, ils sont disponibles que depuis 2 ans seulement, mais l’année dernière, il y avait 6 étudiants qui ont fait des SE. Ça commence tout juste à être connu, mais selon le succès de Poly-E, de Poly-Phi, de PolyFinances et du CCGP, on peut s’attendre à beaucoup plus de futurs stagiaires.

Est-ce que j’ai ce que ça prend?

Pour faire un SE, ça ne prend pas grand-chose, mais il faut savoir ce que l’on fait. Il faut d’abord et avant tout, une idée. Mme Dionne évalue ensuite le sérieux des démarches — c’est-à-dire qu’il faut être capable de répondre à des questions. C’est d’ailleurs le centre d’entrepreneuriat qui accompagnera le mieux un étudiant à ce stade préliminaire. C’est le Centre qui lui offrira les ressources nécessaires pour qu’il puisse élaborer un modèle d’affaires, et qui confirmera que l‘étudiant est bel et bien sérieux. Le SE commence au moment où le plan d’affaires se tient.

Il y a beaucoup d’incertitudes que par la nature de l’entrepreneuriat — on ne s’attend pas nécessairement à un succès, les échecs sont mêmes normaux et attendus. S’il y a des hics, on épaule les stagiaires et on peut les aider à viser un objectif différent pour redéfinir le succès d’un stage.

L’intervention survient seulement lorsqu’il y a un problème, c’est surtout pour s’assurer que la communication est bonne. Par exemple, un étudiant en mécanique l’année derniere avait besoin d’outils pour une portion électronique de son stage. PolyFab, à l’époque, n’était pas encore complètement fonctionnel et donc, c’est Mme Dionne qui a fait en sorte qu’il ait accès aux oscilloscopes et aux outils dont il avait besoin.

Selon Mme Dionne, en entrepreneuriat, il n’y a pas de mauvaises expériences. Par exemple, c’est arrivé la session dernière qu’une équipe de deux étudiants en stage, ensemble, se scinde en cours de stage. Mais il n’y a pas eu de problème. Le premier étudiant a continué sur l’idée initiale et le deuxième a été réorienté sur autre chose, puis on lui a trouvé un nouvel encadrant. L’intervention se fait seulement lorsque c’est nécessaire.

Et le superviseur là-dedans? Il faut obligatoirement un superviseur pour faire un SE, mais l’étudiant en SE reste son propre patron. À partir du moment le plan d’effort est défini, le service de stage identifie à quelle étape l’étudiant se trouve. L’étudiant peut déjà avoir commencé, peut-être qu’il veut développer son marché, produire un module complémentaire… On est donc capable d’offrir un stage personnalisé selon les besoins du stagiaire. S’il est au développement de prototype, alors un encadrant sera trouvé qui répond à ses besoins. Un prof, par exemple, qui est compétent dans ce domaine spécifique. S’il est rendu à tester son prototype dans un marché limité, alors ce n’est pas un prof qui est expert, c’est plus un entrepreneur aguérré dans la niche ou dans le secteur d’activité où se trouve l’étudiant.

Le superviseur est seulement là pour s’assurer que l’étudiant se donne des balises et qu’il se focusse sur le but du stage. Dépendamment de l’axe donné au stage, le superviseur est sensé l’aligner et s’assure qu’il se concentre sur ses objectifs.

Enter the dragons

À la fin du stage, il y a le rapport, mais c’est aussi le saut de tremplin. Pour fournir un petit extra, un mini-dragon est convoqué. Un entrepreneur qui vient écouter les idées de l’étudiant pour les prochaines étapes de son projet. Dans un stage normal, lorsque le stage fini, c’est la fin et voilà, mais en SE c’est le tremplin pour faire avancer son entreprise.

Finalement, il faut surtout garder en tête que malgré tout ce qu’on peut accomplir en stage entrepreneurial, il faut avoir les moyens de le faire. C’est exactement comme être entrepreneur post-poly, c’est n’est pas rémunéré et s’il échoue, c’est lui qui devra épauler la totalité de son échec. Mais si on regarde tout ce qui a déjà été fait, ça donne envie.

Les Jeunes-pousses passées par les stages entrepreneuriaux

Jules Thullier – Finissant mai 2017 Bacc INF – Innovation technologique – Moniteur de sommeil pour bébé

Joël Jean-Langlois – Finissant mai 2017 Bacc LOG – Sécurité et mobilité en logiciel – Logiciel de soumission pour rénovation résidentielle et commerciale

Karl Janelle – Finissant déc 2016 Bacc GBM – Système de sécurité pour résidence personnes âgées

Antoine Chagnon-Larose – Diplômé en août 2016 Bacc GLQ – Travaille actuellement chez Nexonia – Développement d’une plateforme d’automatisation de placements haute fréquence de produits dérivés

Adnane Chaabi – Actuellement en 3e année LOG – Outil de gestion – Développement d’affaires pour un système de réservation de sports de raquette en ligne

Jonathan Boissonneault-Glaou – Actuellement en 3e année MEC – Générale – Développement d’un algorithme de contrôle pour rideaux

Félix Bourassa-Moreau – Actuellement en 3e année MEC – Développement d’un prototype de prise d’entraînement instrumentée pour l’escalade

Joël Poulin – Actuellement en 2e année LOG – Développement d’une application mobile pour contrôle domotique selon les conditions régionales ou la préférence de l’utilisateur

Jean-Philippe Bisson – Finissant déc 2016 Bacc GLQ – Développement durable – Procédé de fabrication de pâtes alimentaires à base de farine d’insectes

Mots-clés : Entrepreneuriat (17)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.