Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Logan : les adieux difficiles

Logan, connu sous le nom de Wolverine, a fait ses adieux du grand-écran. C’était le 3 mars passé. Un rendez-vous obligatoire pour les fans, c’est bien le dernier!

Les fans de Marvel, population à la croissance impressionnante depuis le début des années 2000, démarrent un deuil, celui de Wolverine, personnifié par l’immortel Hugh Jackman. L’acteur australien a en effet annoncé que sa dernière participation au monde des X-men serait à travers Logan. Celui-ci laissera un vide qui sera bien difficile à combler ; le prochain barbu en camisole aura certainement toute la pression du monde!

L’histoire nous lance dans un futur rapproché, en 2029. Les porteurs du gêne X ont presque tous disparu. Logan et le professeur Xavier sont toujours là, mais tous deux vieux et malades. Leur vie de reclus vient se rompre lorsqu’ils rencontrent une jeune fille, aux habiletés hors-normes, poursuivie par des mercenaires à la solde d’une société pharmaceutique dont les tests cliniques secrets semblent assez immoraux. Logan, ce dur au cœur tendre, est confronté à sa nature de généreux-malgré-lui, une nature qui finit toujours par faire couler beaucoup de sang. Un carcajou reste un carcajou!

Une brisure nette s’est faite avec le monde édulcoré des superhéros, celui qu’Hollywood impose depuis plus de 15 ans, surtout à travers l’univers Marvel. Le film est encore plus gris, plus triste, plus violent et surtout plus cru dans son langage. Les «Damn it» à demi-mot laissent la place aux «Shut the fuck up» un peu plus défoulants, avouons-le nous. Le temps des politesses est passé, la popularité surprenante du film Deadpool, par exemple, en témoigne clairement.

Mis à part le côté cru, Logan vient se distinguer dans un autre aspect, le drame. Depuis les Batman signés Christopher Nolan, beaucoup de cinéphiles attendaient la sortie d’autres films similaires : c’est-à-dire des films qui embrassent autant l’aspect héroïque clinquant que la quête de valeurs nobles. En gros, pas de Blockbusters débilisants. Logan vient s’inscrire dans cette lignée avec un protagoniste tourmenté et mourant qui essaie de laisser un héritage au monde qu’il s’apprête à quitter. Rien à voir avec les Avengers. Un scénario plus travaillé et des acteurs au jeu plus «large» qui forcent une limitation dans l’usage d’effets spéciaux. Ce sont désormais ces films qui frappent dans le mile. À DC Comics de répondre!

 

Articles similaires

Antoine De Maximy, le globe-trotter

27 février 2009

Parfois, on regarde une émission et on se dit que l’on l’aime vraiment bien, mais sans trop savoir pourquoi ? Sans doute l’idée originale, la musique attrayante, l’habillage bien agencé, l’ambiance particulaire. C’est un peu tout cela que l’on peut retrouver dans l’émission française « J’irais dormir chez vous » et qu’Antoine De Maximy a réussi à transposer au cinéma dans « J’irais dormir à Hollywood » qui, aujourd’hui, est nommé pour le meilleur documentaire de l’année aux César....

L’amour au cinéma

20 mars 2008

Par Joseph Djenandji L’amour a souvent été un sujet récurrent au cinema. Plusieurs cinéastes ont tenté de nous éclaircir à propos pour ultimement arriver au consensus qu’on en connais pas grand chose. Pas mal de films l’aborde, mais rares sont ceux qui le font comme sujet principal. En tant que membre de cet établissement, vous auriez été condamnés à une vie de célibat si ce n’etait pour Nettie Königsberg, qui a enfanté Woody Allen....

Boardwalk Empire – Le grand retour du crime organisé

1 octobre 2010

Depuis la dernière décennie, l’univers du monde de la télévision a énormément évolué. Fini l’époque où chaque épisode d’une série est un tout, où les épisodes se succèdent et ne se ressemblent pas et peuvent même se regarder de manière indépendante. Les séries et le cinéma ne se ressemblaient pas et faisaient partie de deux genres entièrement différents, aucunement comparable. Aujourd’hui, cette pensée a évolué notamment grâce à la chaîne de télévision américaine HBO...




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

Le Polyscope en PDF+