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Assoiffés

Le théâtre Denise-Pelletier vient de passer une grosse commande pour les jeunes amateurs de théâtre. Assoiffés, après avoir fait le tour du monde, vient de se payer un relooking.

Il s’agit du retour en sol québécois de la pièce de théâtre Assoiffés, une création de Wajdi Mouawad parue en 2006, avec une mise en scène originale de Benoit Vermeulen. Denise-Pelletier accueille une de nos pièces les mieux exportées de ce siècle ; celle-ci fut jouée 250 fois au Canada, en France, en Belgique, en Suisse, en Espagne, au Danemark ainsi qu’en Italie et ce, jusqu’en 2012.

Boon, un anthropologiste médical nostalgique de jeunesse, entre en choc lors de sa dernière découverte professionnelle : le corps d’un ami d’enfance, Murdoch, figé dans sa jeunesse et enlacé dans un autre; un rebus sorti du fond d’un lac gelé. C’est alors un retour vers une adolescence chaotique ponctué de remises en question, de vulgarités mais surtout emphasant d’une quête de sens à l’existence qui prend place. Une mise en scène assez minimaliste porté par des percussions et enregistrements live mixés par l’acteur Philippe Thibault-Denis, jouant le jeune Murdoch, en proie à une multitude de questionnements et à encore plus de rage routinière.

Toutefois, avis aux puristes, il s’agit bien d’une adaptation à portée adolescente. On sent le langage un peu plus vulgarisé, davantage explicatif et donc moins axé sur la métaphore et l’analyse personnelle qu’on peut y faire. La durée plus condensée d’une heure et quart et son format sans entracte vont également dans ce sens. Il s’agit bien d’une initiative qu’on ne peut que louanger, surtout dans un milieu ou la clientèle principale, bien que lentement rajeunissante, n’est plus toute jeune. Il est également rassurant de voir que dans ce genre de pièce, l’humour n’est pas délaissé, même lorsqu’on aborde des sujets sérieux. En fait je dirai même que c’est surtout lorsqu’on aborde de tels sujets que l’humour vient aider. Que ce soit par la fluidité, le réalisme ou la rupture de barrières avec le public.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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