Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Assoiffés

Aucun champ n'est obligatoire



  • Le théâtre Denise-Pelletier vient de passer une grosse commande pour les jeunes amateurs de théâtre. Assoiffés, après avoir fait le tour du monde, vient de se payer un relooking.

    Il s’agit du retour en sol québécois de la pièce de théâtre Assoiffés, une création de Wajdi Mouawad parue en 2006, avec une mise en scène originale de Benoit Vermeulen. Denise-Pelletier accueille une de nos pièces les mieux exportées de ce siècle ; celle-ci fut jouée 250 fois au Canada, en France, en Belgique, en Suisse, en Espagne, au Danemark ainsi qu’en Italie et ce, jusqu’en 2012.

    Boon, un anthropologiste médical nostalgique de jeunesse, entre en choc lors de sa dernière découverte professionnelle : le corps d’un ami d’enfance, Murdoch, figé dans sa jeunesse et enlacé dans un autre; un rebus sorti du fond d’un lac gelé. C’est alors un retour vers une adolescence chaotique ponctué de remises en question, de vulgarités mais surtout emphasant d’une quête de sens à l’existence qui prend place. Une mise en scène assez minimaliste porté par des percussions et enregistrements live mixés par l’acteur Philippe Thibault-Denis, jouant le jeune Murdoch, en proie à une multitude de questionnements et à encore plus de rage routinière.

    Toutefois, avis aux puristes, il s’agit bien d’une adaptation à portée adolescente. On sent le langage un peu plus vulgarisé, davantage explicatif et donc moins axé sur la métaphore et l’analyse personnelle qu’on peut y faire. La durée plus condensée d’une heure et quart et son format sans entracte vont également dans ce sens. Il s’agit bien d’une initiative qu’on ne peut que louanger, surtout dans un milieu ou la clientèle principale, bien que lentement rajeunissante, n’est plus toute jeune. Il est également rassurant de voir que dans ce genre de pièce, l’humour n’est pas délaissé, même lorsqu’on aborde des sujets sérieux. En fait je dirai même que c’est surtout lorsqu’on aborde de tels sujets que l’humour vient aider. Que ce soit par la fluidité, le réalisme ou la rupture de barrières avec le public.

    Articles similaires

    Sexe, mensonges et trahisons

    6 février 2009

    C’est dans le petit théâtre de la marquise situé au milieu du vieux port à l’intérieur de la très belle Caserne Létourneux que se joue en ce moment et jusqu’au 14 février Les Liaisons Dangereuses adapté et mise en scène par Daniel Paquette. L’histoire est connue de nos cinéphiles assidus (ou pas), car cette pièce a très largement inspiré le film « Sexe Intention » (Cruel Intention en anglais). Sexe, mensonges et trahisons, voilà...

    Le Barbier de Séville

    11 février 2008

    En entendant le nom « Figaro », il vient généralement en tête le célèbre air de l’opéra Le Barbier de Séville, créé en 1816 par le compositeur italien Gioacchino Rossini. Cet opéra, dont plusieurs airs font maintenant partie de la culture populaire, relate les péripéties de Figaro, barbier de profession, mais véritable homme à tout faire. Reconnu pour son ingéniosité et ses ruses, Figaro accepte de venir en aide au comte Almaviva , qui...

    Bacchanale : Méchant party mais t’es pas invité

    20 mars 2008

    À travers ses six personnages féminins, la pièce Bacchanale d’Olivier Kemeid présente le monde d’un bar montréalais : un monde dur, sale, et odorant de putréfaction. Mais tout d’abord, un peu de Wikipédia car, admettons-le, le tiroir de mémoire qui contenait les mythologies grecques et romaines a depuis longtemps été viré à l’envers pour faire de la place à « comment survivre au DASTRRD ». L’encyclopédie nous rappelle que Bacchus, l’équivalent romain du dieu...




    *Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.
    Aucun champ n'est obligatoire