Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

La dernière bougie

Dans un tout autre ordre d’idée, je voudrais aborder un sujet qui, depuis maintenant un bon bout de temps, me tracasse au plus haut point : les maisons de retraite. Tout d’abord, elles représentent une industrie à la ristourne gargantuesque. Les maisons de retraite privées pullulent au travers du pays, et elles représentent un marché plus que lucratif.

Cependant, selon moi, il s’agit du marché de la mort. Des fermes où est cultivée l’agonie. Je veux bien qu’on me vende des sourires scintillants et des soirées dansantes en marchepieds, mais la réalité est incontournable.

Dans une société qui fait la promotion de l’individualisme, il peut paraitre normal pour certains que, rendus adultes, nous devons nous occuper d’enfants, du boulot, de toutes les tâches qui sont inhérentes à la vie contemporaine, ce qui ne laisse plus le temps aux parents de s’occuper des leurs.

C’est pourquoi ils les entreposent, avec leurs semblables, dans une résidence où ils pourront s’adonner à tous leurs loisirs. Comme celui de regarder le temps passer et de pleurer la mort d’une telle, qui avait fait son arrivée deux ans plus tôt. Le mois d’après c’est l’homme de la chambre 45 qui a poussé son dernier souffle. Les activités se répètent, les gens se font remplacer. Le ballet des ambulances ne connaît pas de conclusion. Un jour ce sera lui, qui a tellement de vécu, qui connaît une époque qui ne sera jamais revisitée, qui fera déplier la civière. C’est lourd, lourd de solitudes partagées.

C’est d’une manière assez sombre que je vous introduis le thème de l’édition que vous tenez entre vos mains.

Le Polyscope vous présente cette semaine un opus qui traite d’un sujet qui nous concerne tous : la solitude. Certains la fuient, certains s’y blottissent, nous y sommes tous confrontés. Elle possède ses bienfaits et ses côtés sombres, mais elle pourra toujours permettre à l’être solitaire de converser avec son for intérieur pour mieux se connaître. Nos braves journalistes ont su explorer le thème sous un éventail plutôt garni de formes pour vous servir une lecture, à consommer seul ou accompagné.

 




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

Dans la même catégorie

Greenwashing? – Poly et ses cours DD

11 janvier 2013

Les nerfs en sphère - La chronique d’un vert   Avez-vous vu les publicités de Polytechnique sur les stations Bixi cet été? Le développement durable vous intéresse? Poursuivez des études supérieures [...] À ma première lecture, j’ai crié au greenwashing jusqu’à ce que j’aie réalisé que c’était de la promotion pour les programmes de DESS et de maîtrise. Moi qui suis au baccalauréat, je m’arrache la chemise à savoir pourquoi l’enseignement du développement durable (DD)...

Poème : Les Rois dansants

21 octobre 2016

Les Rois dansants Une jeune frivole et légère idée, flottant au firmament Semble chuchoter à l’oreille du soir, dans le noir se dessinant, Que les étoiles sont depuis longtemps éteintes et flétries, Que la vie s’est montrée encline à quitter sans bruit. Ne reste que l’océan marin sans forme si inquiétant, Alors que le rideau s’ouvre sur l’infiniment grand, Parfois, une caresse de soie rose, on voit luire, Avant qu’elle ne s’efface au moment...

Édit-toto

9 octobre 2007

Faut pas investir dans l’éducation, il faut plutôt investir dans la santé, parce que la population vieillit, et qu’on a besoin d’hôpitaux pour s’occuper de nos aînés. Faut pas investir dans l’éducation, il faut plutôt investir dans les infrastructures routières, désuètes, qui semblent maintenant tellement mal en point qu’elles risquent de s’effondrer. Par contre, il faut avoir de l’argent pour pouvoir investir. Tout ça coûte cher, et le lourd système de gestion de l’état...