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Casse-Noisette à la Place des Arts

Du 10 au 30 décembre à la salle Wilfrid Pelletier

Les Grands Ballets canadiens de Montréal présentent depuis 1964 à la salle Wilfrid Pelletier leur version de Casse-Noisette. Pour plusieurs, il s’agit d’un rendez-vous incontournable des fêtes. Lors de la première samedi, un public de tous les âges incluant de nombreuses familles était rassemblé pour s’immerger, par la danse et la musique, dans l’esprit de Noël.

Casse-Noisette est l’un des ballets les plus célèbres de Tchaïkovski. L’œuvre, composée en 1892, est inspirée de la relecture qu’a faite Alexandre Dumas du conte de l’Allemand E. T. A. Hoffman. On y raconte l’histoire de Clara qui, le soir de Noël, reçoit de son oncle un casse-noisette. La nuit venue, la figurine s’anime et vainc le roi souris et son armée. Le casse-noisette se transforme ensuite en prince et entraine Clara dans le monde magique de la fée Dragée. Ensemble, ils assistent à une série de performances époustouflantes.

Je ne passerai pas par quatre chemins : le spectacle vaut le détour. Que vous n’ayez jamais assisté à Casse-Noisette ou que vous soyez un habitué du spectacle, il est garanti que vous succomberez à la magie de la production. En effet, il y a en a pour tous les goûts : alors que les costumes colorés et les facéties des enfants du premier acte sont assurés de charmer les plus petits, les adultes seront renversés par les prouesses techniques des danseurs et les gracieuses chorégraphies du second acte.

La chorégraphie de Fernand Nault est magnifique. Elle permet aux danseurs des Grands Ballets de faire l’étalage de leur talent. Dans les duos du second acte, le spectacle déjà féerique devient carrément émouvant. C’est la force de Casse-Noisette : il s’agit d’une œuvre accessible qui permet aux néophytes (comme moi) de s’initier au ballet, un art qui demande à être découvrir.

En terminant, je me permets un petit commentaire : la production a fait beaucoup de publicité sur la présence, samedi, de l’animatrice Julie Snyder comme danseuse invitée pour une unique représentation, dans le rôle de la grand-mère de Clara. Une vidéo promotionnelle d’une répétition avec elle a d’ailleurs été diffusée dans la salle avant le spectacle. J’ai honnêtement peine à cerner l’intérêt de la manœuvre. Je ne sais pas si le côté jet set de la chose a réellement permis de faire parler du spectacle, mais sur scène, le passage de l’animatrice était parfaitement anecdotique. Au final, il s’agissait plus d’une distraction qu’autre chose : je préfère voir sur scène une danseuse de talent plutôt qu’une célébrité du petit écran.

Mots-clés : ballet (7)



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