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Slumberland

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La somnambule © National Arts Center

Slumber est un mot anglais signifiant « dormir ». Slumberland est le monde du sommeil, c’est un monde à la fois connu et inconnu de tous. Il est exploré dans l’œuvre Slumberland, produite par Zonzo Compagnie, une compagnie venue tout droit de Belgique, à laquelle j’ai assistée pour vous.

Slumberland est une œuvre mixant cinématographie et musique. En d’autres termes, c’est un film dont la bande sonore est jouée en live. Il étudie le sommeil et tout ce qu’il implique, grâce à des professionnels du dodo, les enfants. 

C’est à l’aide d’un écran de cinéma et de multitudes (soit cinq ou six) de plus petits écrans, de la taille d’un iPad, que cette étude nous est exposée. Le film, dont les acteurs ne doivent pas dépasser dix ans, présente les différents aspects du sommeil et aussi du rêve à travers des histoires. Au début, lorsque les lumières s’éteignent, les images projetées sont celles de villes qui s’endorment, ce qui aurait pu pousser certains (moi compris) à fermer leurs yeux trop longtemps (et donc à s’endormir). Mais cela ne dure pas, car la première chanson pop est lancée, et tout le monde est vite réveillé. L’énergie de la chanson est transmise aux spectateurs qui vont pouvoir suivre les différentes histoires qui commencent, suivant des personnages tel que le marchand de sable, la fille-lune, le garçon qui dormait la tête en bas ou encore la somnambule. Le film de Nathalie Teirlinck est sous la forme d’un documentaire, des enfants sont interviewés et ils nous racontent ainsi leurs rêves ou encore expliquent, avec innocence, ce qui se passe lorsque l’on s’endort.

Les enfants ne parlant pas français, la traduction est faite par-dessus leur voix. Ils sont juste entendus comme de faibles échos, et j’ai trouvé que cela rajoutait du charme au film. Les chansons qui accompagnent les images, jouées par An Pierlé et Fulco Ottervanger accompagnés de leurs pianos (numérique et acoustique), vont du registre pop à la berceuse. 

Le résultat de tout cela donne une atmosphère qui nous invite à entrer dans un autre monde, un monde nocturne où tout est possible, le bon comme le moins bon. La musique, le décor et les voix des enfants contant leurs aventures créent un univers dans lequel nous sommes plongés dès le début. Les chanteurs/performeurs sont tout aussi passionnés que doués, et même si vous n’avez pas la même fascination que moi pour tout ce qui touche le fait de dormir, ce spectacle est un plaisir à regarder.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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