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Culture et bordures

C’est engloutis par une délectable marée de parfums plus appâtants les uns que les autres et entraînés par des envolées musicales aux rythmes envoûtants et enivrants que les Polytechniciens ont pu se régaler du déploiement de la semaine culturelle de l’École la semaine dernière.

Polytechnique constitue un berceau multiculturel que l’on doit chérir. Il nous est octroyé la possibilité d’égayer nos journées scolaires d’un partage des mœurs et des connaissances de part et d’autres du monde, des échanges notamment cristallisés par cette semaine internationale. De plus, Polytechnique accueille environ 1900 étudiants étrangers. On peut penser que c’est pour faire prévaloir la qualité de l’éducation québécoise au yeux du monde entier, de faire miroiter la grandeur académique des institutions montréalaises, mais lorsqu’on apprend que ces étudiants paient environ 10 000 $ de frais d’inscription par session, on se dit que ce ne doit pas être seulement pour publiciser la qualité des cours dispensés sur le flanc du Mont-Royal.

Nous avons aussi la chance de vivre dans une métropole qui s’agence parfaitement avec les aspirations communes aux civilisations de demain : savoir interagir avec divers types de personnes, qu’importe leur bagage socioculturel; faire valoir ses idéaux en prônant le respect de son prochain; traiter tous et chacun qui le mérite de manière complètement uniforme et désintéressée; faire tomber le voile de la différence physique pour que puisse jaillir la magnificence d’une simple et pure complicité intellectuelle.

Cependant, il est primordial d’instaurer une distinction entre une société qui se définit par une mosaïque interculturelle au dynamisme symbiotique versus une suite austère de sous-cultures au communautarisme exacerbé. Ce que je veux dire, c’est que le concept de multiculturalisme ne se suffit pas à lui-même. Il doit être agencé à un désir de s’ouvrir et de partager sa culture à l’autre. Il doit être aussi investi d’une passion de l’apprentissage de la culture d’autrui. Cela s’oppose au concept de ghetto, où les communautés culturelles s’enlisent dans un confort culturel qui les empêche, ou plutôt leur enlève la nécessité de se mixer à ce qui est étranger à leur culture propre. Bien qu’ils sont intrinsèques aux rassemblements humains de grande envergure, il serait bénéfique d’en amoindrir l’impact. Ainsi, profitons de la richesse culturelle d’autrui, que les différences deviennent expériences et que les ressemblances deviennent connivences.


Cette édition du Polyscope est dédiée à l’investigation culturelle sous toutes ses formes. Nos braves journalistes ont sondé l’actualité culturelle montréalaise pour dénicher des activités représentant les diverses disciplines qui font vivre la scène artistique de la métropole. Régalez-vous de leur impressions, de leurs conseils ainsi que de leur propositions.

Profitez-en pour déposer vos manuels et autres polycopiés le temps d’un concert, d’une session de danse ou d’un simple déhanché entre amis. Imprégnez-vous d’une curiosité qui vous permette de varier l’éventail de vos intérêts et loisirs. Essayez de nouvelles activités, parlez à de nouveaux gens, donnez donc un petit bisou à votre maman. C’est le moment de se laisser rêver, de délaisser la ceinture et de la faire virevolter au dessus de votre tête excessivement suante (à ne pas essayer à la Maison symphonique). C’est le moment d’abreuver cette soif de ludisme qui ne peut être rassasiée jusqu’à ce qu’on la fasse voltiger dans le fleuve de la satiété.

Bref, prenez des notes, parce que c’est notre spécial culture.

Mots-clés : Culture (20)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.